jeudi 3 septembre 2015

Mach 1

C'est la fin d'un rêve. La semaine dernière, j'ai réalisé mon vol en Mig 29. Un rêve de môme que ma femme a rendu possible et n'a pas hésité à m'offrir, en dépit d'un coût « un peu » élevé. Avec le blocus européen fait à la Russie, je n'étais pas certain que ce soit réalisable, et craignais que la Russie refuse de donner les autorisations nécessaires. Mais il n'y a finalement pas eu le moindre problème, et j'ai en définitive pu monter à bord du Mig 29. Lors de ce vol, non seulement nous avons passé le mur du son, mais le pilote m'a aussi fait goûter aux sensations du vol acrobatique : virages, renversements, vol sur le dos, et même l'effroyable immelmann. Un moment colossal à vivre ! J'appréhendais de ne pas encaisser les facteurs de charge, mais Daniil (le pilote) m'a rassuré avant le départ en me disant qu'il modulerait sa manière de voler selon ma tolérance aux G. De fait, si les acrobaties ont effectivement été démentielles, Daniil a vérifié entre chaque figure que je vivais bien l'expérience. Est-ce sa façon de piloter ou la résistance de mon organisme ? Aucune idée, mais je suis assez fier de ne pas avoir dû utiliser le sac à vomi. Le moment le plus terrifiant, en fin de compte, s'est déroulé avant ce voyage. Je m'inquiétais en regardant des vidéos de vol sur Mig sur le web, au point que je songeais à annuler. Mais je ne pouvais tout de même pas décline un tel cadeau, et j'ai en définitive fait comme prévu le voyage jusqu'à Nizhny Novgorod pour matérialiser mon vol. Lorsqu'est arrivé le moment d'embarquer dans l'avion, je craignais de faire une attaque de panique. Mais curieusement, une fois que je me suis retrouvé à l'intérieur du cockpit, étroitement arrimé au siège, j'ai eu comme un déclic. Toute forme d'appréhension a disparu. Je faisais confiance au staff et au pilote. Après tout, ce sont d'anciens militaires russes qui gèrent ces vols si particuliers : ils savent donc bien ce qu'ils font. L'expérience était si incroyable qu'il m'a fallu un moment pour prendre conscience de ce que j'avais fait. C'est seulement en voyant la vidéo du vol avec mon entourage que j'ai pris conscience de ce que j'avais vécu. Rien que d'en parler, j'en ai les larmes aux yeux. Je me souviendrai toujours de ces précieuses 45 minutes là-haut. Pour plus d’infos, allez sur le site spécialisé vol en Mig, suivez le lien.


Divorcer peut être mauvais pour la santé

On savait qu’être en couple était synonyme d’être en meilleure santé; on sait maintenant que la séparation ou le divorce ne vient pas détériorer l’état de santé sur le long terme. C’est ce qu’une étude publiée dans l’American Journal of Public Health révèle. Petite précision toutefois de l’auteur principal, le docteur George Ploubidis: «Tant que ceux qui vivent une séparation ou un divorce démarrent une nouvelle relation, leur santé n’en souffre pas sur le long terme.» En effet, dans l’étude, seules les personnes qui ont divorcé et se sont remariées n’ont pas plus de risques d’avoir des problèmes respiratoires ou cardiaques que leurs homologues qui sont restés mariés. Sur l’échantillon étudié (d’environ 10.000 personnes nées en 1958), les hommes et les femmes qui n’étaient jamais allés devant l’autel et n’avaient jamais sauté le pas de la cohabitation avaient la santé la plus déplorable (risque de problèmes respiratoires, cardiovasculaires, diabète). L’explication est basique: «Un partenaire peut influencer positivement vos comportements de santé, en vous encourageant à faire davantage d’exercice.» Autre cause possible, encore plus terre à terre: sachant que la pauvreté n’est pas sans effets sur la santé, deux salaires valent mieux qu’un. Mais il ne faudrait pas oublier la qualité de la relation conjugale, fait remarquer Ruth Sutherland, la directrice générale de l’ONG Relate, citée par le Guardian: «Ceux qui ne sont pas heureux dans leur couple ont plus de risques d’être en mauvaise santé que les divorcés»

Les nouveaux représentants des musulmans en France

Annoncée par le ministre de l’Intérieur après les attentats de janvier, l’instance de dialogue autour de l’islam se réunit pour la première fois lundi. L’enjeu : que tous les Français musulmans soient écoutés. Y’en a marre du CFCM ! À l’unanimité ce jour-là, les quelques dizaines de Français musulmans invités par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, pour parler d’islam, expriment leur ras-le-bol devant l’incurie du Conseil français du culte musulman censé les représenter. Et qui, pire, n’aurait pas vu venir l’extrémisme islamique. Désemparés, ils se tournent à contrecœur vers les pouvoirs publics pour trouver une solution. Après l’élection de François Hollande, le gouvernement n’a pas voulu être trop intrusif dans les affaires des musulmans en France, mais depuis les attentats de janvier, tout a été bousculé. Annoncée le 25 février, une instance de dialogue autour de l’islam a été mise en place et se réunit pour la première fois place Beauvau, ce lundi 15 juin. Une centaine de personnes, des membres du CFCM, les présidents des 25 conseils régionaux du culte musulman (CRCM), des imams, des théologiens, des islamologues, des présidents d’associations débattront de sujets concrets comme la construction et la gestion des mosquées, l’abattage rituel, la formation des imams et des aumôniers, mais aussi de la sécurisation des lieux de cultes et les actes anti-musulmans. Cette structure, à la fois large et souple, se réunira deux fois par an autour du Premier ministre, sur le modèle de « l’instance de Matignon », créée en 2002 pour l’Église catholique. Objectif : apaiser les inquiétudes et élargir le dialogue à cette diversité de musulmans qui ne se sentent pas écoutés. Mais promis, cette nouvelle instance n’a pas vocation à éclipser le CFCM, jure-t-on au ministère de l’Intérieur, qui n’a eu de cesse de rassurer son président, Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, qui redoutait un coup de poignard dans le dos. Le gouvernement a tout fait pour ménager sa susceptibilité en lui garantissant que le CFCM serait le pivot de cette instance de dialogue. Et pour preuve de bonne foi, il a été décidé que Dalil Boubakeur prononcerait le discours d’ouverture, juste après celui du Premier ministre, Manuel Valls.