mardi 27 septembre 2016

Accroc à NOLA

Je sais que ma passion pour le voyage fait débat chez mes collègues. Cette soif de voyages les dépasse, elle leur passe même complètement au-dessus de la tête. J'avoue que je suis régulièrement parti. Chaque fois que je prends une semaine, vous pouvez être certain que ce n'est pas pour rester à la maison ! Récemment, par exemple, j'ai encore fait un voyage de groupe à la Nouvelle Orléans. Ce qui étonne mes collègues, c'est la question économique de ce choix de vie. Comme vous pouvez vous en douter, ces vagabondages à travers le monde sont loin d'être gratuits. Et mes collègues ne comprennent pas pourquoi je mets autant d'argent dans quelque chose d'aussi fugace qu'un voyage. Ils préfèrent pour leur part acquérir une montre connectée. Et j'avoue que je ne les comprends pas plus qu'ils ne me comprennent (je n'ai pas exemple jamais compris l'intérêt de la montre connectée). Et je crois que ça ne changera jamais, car c'est au fond très simple : c'est une question de choix de vie. Avoir le dernier gadget high-tech me laisse complètement de marbre. Mais découvrir des pays inconnus, voilà un truc qui, à mon sens, vaut la peine de s'enflammer. Un voyage dure certes beaucoup moins longtemps qu'une montre ou un meuble, mais il promet à mes yeux une chose bien plus essentielle : des souvenirs. Pas mal de gens favorisent une vie de confort, et je respecte cette façon de voir. Pourtant, à mon sens, les journées du quoitiden sont des copies conformes, et ne laissent aucun souvenir. Je ne peux par exemple pas me rappeler ce que j'ai fait la semaine dernière. Alors que, dans le même temps, je sais que je ne pourrai jamais oublier ce que j'ai vu en Guyane, bien que je m'y sois rendu il y a un bail. Et ça, ça n'a vraiment pas de prix. Il est clair que ni mes collègues ni moi ne nous comprendront jamais. A chacun son point de vue. Je pense qu'on n'emporte pas son téléviseur 4K dans l'au-delà. Mais en ce qui concerne les souvenirs, je ne serai pas aussi catégorique... Comme disait feu Patrick : « L'amour qu'on a en soi, on l'emporte avec soi ». Alors pourquoi pas les souvenirs ? Ce qui est sûr, c'est que ce voyage m'a vraiment captivé, tant pour la destination proprement dite que pour l'organisation. Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur l’agence qui a organisé ce voyage à la Nouvelle-Orléans.

mercredi 17 août 2016

Les USA ne croient plus en la démocratie

Les États-Unis imposent leur vision de la démocratie au monde entier, y compris par la force, mais à l'intérieur du pays la population croit de moins en moins à ce modèle de gouvernement. C'est ce que montrent les résultats d'une nouvelle étude réalisée par deux politologues de Harvard, Roberto Foa et Yascha Mounk, à partir du World Values Survey et d'autres projets sociologiques. Les chercheurs ont partagé les résultats de leur travail dans les pages du New York Times et du journal en ligne Vox. "Nous avons découvert que les citoyens américains accordaient de moins en moins d'importance à la vie en démocratie. Leur attitude envers les principales institutions démocratiques devient de plus en plus négative. Le plus inquiétant est qu'ils sont de plus en plus ouverts aux alternatives non libérales. Les Américains ne sont pas simplement répugnés par des institutions ou des représentants politiques concrets: la démocratie libérale les répugne à un niveau étonnamment élevé". Les experts indiquent également que les "jeunes Américains tournent le dos à la politique" et sont "ouverts à une gouvernance non démocratique". D'après les sondages, parmi ceux qui sont nés dans les années 1980 et plus tard, moins de 30% jugent crucial de vivre en démocratie. Parmi les Américains nés avant la Seconde Guerre mondiale, plus de 70% sont de cet avis. En 1995 moins de 20% des Américains aisés se prononçaient en faveur d'un "dirigeant fort" n'ayant pas besoin de s'expliquer devant le parlement ou de tenir compte des résultats des élections, mais ils sont plus de 40% aujourd'hui. Dans l'ensemble, selon les politologues, un "tiers des Américains" considèrent aujourd'hui le système de gouvernance de leur pays "pas du tout démocratique".

Le chômage reprend en France

Après une légère embellie en novembre, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité est reparti à la hausse en décembre 2015, avec une augmentation de 0,4 % pour s'établir à 3,59 millions de chômeurs en métropole. L'année 2015 s'est achevée comme elle avait commencé : avec une hausse du chômage. Après un léger recul en novembre, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a augmenté de 15 800 personnes (+0,4%) en décembre, concluant l'année 2015 sur un record de 3,59 millions de chômeurs en métropole, a annoncé, mercredi 27 janvier, le ministère du Travail. Le ministère impute notamment cette nouvelle hausse aux attentats du 13 novembre et à leurs conséquences sur l’économie française. "Ce résultat du mois de décembre traduit notamment les effets de la baisse d’activité enregistrée par plusieurs secteurs dans le contexte que nous avons connu en novembre et décembre", indique-t-il dans un communiqué. Sur l'ensemble de l'année 2015, Pôle emploi a accueilli 89 900 chômeurs supplémentaires (+2,6 %), soit la plus faible hausse depuis 2010. "Malgré une augmentation du nombre d’inscrits en catégorie A, l’année 2015 marque une inflexion réelle : 46 000 créations nettes d’emplois auront été enregistrées après plusieurs années de destruction", souligne le ministère du Travail. Il ajoute que les actions du gouvernement en faveur des jeunes ont donné "des résultats probants" : "Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a diminué de 4,0 % sur l’année. Il s’agit de la première année de baisse sensible du chômage des jeunes depuis 2010."

mercredi 11 mai 2016

Au paradis


L'alchimie des mots

Souvent placés entre guillemets sur une grosse affiche de film ou de livre, ces mots doivent donner l'envie d'en savoir plus voire d'acheter le produit exposé. Ils présentent tous des points communs du point de vue linguistique et ont une réelle fonction sur le plan marketing. Les mots "brillant", "formidable", "sublime", "magnifique" sont très souvent utilisés pour commenter un film ou un livre. Sont-ils vraiment efficaces ? Pourquoi sont-ils si récurrents ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Comment influencent-ils notre comportement de consommateur ? Quels sont les termes les plus efficaces pour faire vendre ? C’est une pratique américaine qui est plus récente en France. La question se pose en effet car, à première vue, ce sont des mots d’une grande banalité, qui peuvent paraître assez passe-partout. On remarque bien sûr qu’ils sont hyperboliques. Ils sont assez "neutres", aussi, dans le sens où ils ne disent rien de particulier, où s’exprimerait un vrai point de vue. Ceux que vous citez relèvent du champ esthétique, dont on peut supposer qu’il est très largement partagé, qui n’est pas "clivant", comme on dit, qui va dans le sens du consensus. Le champ des émotions fonctionne un peu de la même manière. "Emouvant", ou même "dérangeant", en apparence plus problématique, iraient dans le même sens. Je remarque la fréquence des mots en –ant : ceux qui évoquent une action, un effet à venir sur nous. Par ailleurs, le fait qu’il s’agisse de mots isolés en appelle à notre secret désir de juger rapidement, ou à notre envie de synthétiser une impression en un mot. Ces mots eux-mêmes évoquent en outre des idées ou des valeurs positives, enfin, du plaisir. Inconsciemment, nous projetons ces valeurs ou ce plaisir sur ces mots, avant de regarder précisément à quoi ils sont appliqués. C’est l’effet assez mécanique de la "louange" : on en retient toujours le plaisir de louer, ou de voir louer. A la dernière question, je répondrai : s’il y avait des recettes, ça se saurait ! Ce serait bien commode ! Certes il y a des bases, mais comme n’importe quel acte de langage, vanter un livre ou un film nécessite de la créativité. On ne peut pas en faire l’impasse. On ne peut pas faire l’économie de la recherche de justesse, non plus. Les mots eux-mêmes ne touchent pas, disons qu'on est prêt à les recevoir. Ces mots sont d'abords laudatifs, ils produisent un éloge, et si nous les entendons ainsi c'est que nous sommes prêts à recevoir l'éloge de ce qu'ils désignent. Les livres, des films, des spectacles, certaines cuisines, le Luxe. Ce qu'ils désignent est au fond ce à quoi nous donnons une valeur telle, ou du moins à certains de leurs exemplaires, que nous sommes prêt à leur donner une valeur transcendante et aristocratique, qui flatte l'idée que nous nous faisons de nous même. A défaut de créer nous avons au moins la qualité d'entendre, de regarder ce qui au fond dans un monde matériel ressemble le plus au divin. Ils ne nous influencent pas, ils nous révèlent!