mercredi 9 avril 2014
La Grèce ressombre
Rien ne va plus en Grèce. Le pays repart en grève avec le risque d’annihiler ou perturber les vacances des touristes, qui sont la seule ressource économique du pays. "Non aux licenciements et au chômage partiel, protection des acquis sociaux et services publics", revendiquait l'Adedy dans un communiqué. Les navires commerciaux sont restés à l'ancre dans la majorité des ports, aucune liaison maritime ne sera pas effectuée entre les îles et le principal port du Pirée, près d'Athènes, en raison de la participation du syndicat des marins à la grève, selon le bureau de presse de la Marine marchande. Les chemins de fer (OSE) et le train de banlieue qui relie Athènes à l'aéroport d'Athènes étaient également en grève. Toutefois, les aéroports fonctionnaient normalement ainsi que le métro et le tramway d'Athènes, mais pas les trolleys qui étaient en grève pour 24 heures et les bus, dont les conducteurs étaient en grève jusqu'au soir. Il s'agit de la première grève générale de l'année, observée par les centrales syndicales du public (ADEDY) et du privé (GSEE), pour protester contre la poursuite d'une politique de rigueur pour la cinquième année consécutive depuis l'éclatement de la crise de la dette. C’est dommage car c’est dans ce contexte que le tourisme continue d’être la bouée de sauvetage de la Grèce, et qu’une grève n’est jamais bonne. Le tourisme est devenu le seul moteur de l'activité économique de la Grèce, dont le produit intérieur brut (PIB) devrait se contracter de 4,2% cette année. En juin, premier mois de la haute saison touristique estivale en Grèce, les revenus du tourisme ont progressé de 21% par rapport à juin 2012, à 1,59 milliard d'euros, selon les chiffres publiés lundi par la Banque centrale grecque. Cela porte les recettes touristiques à 3,32 milliards d'euros pour les six premiers mois de l'année, une hausse de 18% par rapport au premier semestre 2012. Les professionnels du tourisme tablent sur une progression de 10% des revenus du secteur en 2013, à 11 milliards d'euros, avec un nombre de visiteurs culminant au record de 17 millions de personnes. Conséquence de cette bonne santé du tourisme, la Grèce a encore augmenté l'excédent de sa balance courante à 663 millions d'euros en juin, contre 73,1 millions un an plus tôt, a précisé la banque centrale. A lire aussi sur Voyage d’Affaires.
Voyage dans les pas d'un explorateur
Embarquez pour un voyage totalement insolite sur les pas d’un explorateur de légende. C’est ce que vous propose un super voyagiste qui se lance dans ce concept de géographie et d’histoires mêlées. À droite, en remontant du Pacifique, le capitaine Scott qui n’est pas très causant et ses compagnons qui le sont encore moins, trente chiens d’attelage à demi sauvages, quinze poneys mandchous qui ont l’air montés sur des chenilles et un engin automobile dernier cri. A gauche, Roald Amundsen qui commence à prendre de la bouteille et ses cinq lieutenants qui en ont manifestement sifflé pas mal au cours de leur existence, cent quinze chiens aussi farouches que les autres, des traîneaux qui accusent l’usure de la banquise. Les Anglais contre les Norvégiens à cinq cents kilomètres de distance, et les uns et les autres, énergies et regards rivés sur le pôle Sud, dans un combat sans merci pour y parvenir les premiers. Scott a échoué près du but quelques années plus tôt tandis qu’Amundsen est un spécialiste du pôle Nord et s'est décidé sur un coup de tête. L’immense désert glace de l’Antarctique s’étend sur un continent désolé, hérissé de chaînes montagneuses qui culminent au-dessus de quatre mille mètres : les bons jours d’été austral, il fait dans les - 30 °C, les mauvais, quand souffle le blizzard, on ne compte plus. Amundsen s’élance d’abord dans l°inconnu, avec un lourd chargement de viande de phoque pour les hommes et les chiens; Scott part quelques jours plus tard avec des vivres spécialement préparés et plus légers, sur un parcours qu’il a déjà repéré. Et, cependant, le norvégien garde son avance, filant plus de trente kilomètres par jour sur les glaciers. L'Anglais perd un temps précieux à réparer les avaries de son traîneau mécanique qui claque à plusieurs reprises dans le froid, et ses chiens, rendus fous par la faim, dévorent les poneys. Le franchissement des montagnes repousse toutes les limites de l'endurance humaine : crevasses et à-pics vertigineux, bivouacs où les rafales glacées donnent envie de s’endormir pour toujours. Le 14 décembre 1911, Amundsen parvient au pôle Sud, mais il n'en est pas très sûr; l’enfer blanc est sans repères et ses instruments de mesure sont affolés. Il décrit alors un cercle de huit kilomètres pour vérifier qu'il tourne bien autour de l’axe de la terre, puis il repart dans la direction qu'il avait empruntée et retrouve son bateau libre de glaces six semaines plus tard. Scott parviendra au pôle Sud un mois après son devancier, butant sur le drapeau norvégien qu`Amundsen avait planté, et aura assez de fairplay pour se faire photographier devant la preuve de sa défaite. Epuisé par le scorbut et la faim, son retour sera une effroyable agonie où il perdra un à un ses compagnons, avant de mourir gelé à son tour, à mi-chemin de sa base. A découvrir sur voyage insolite.
Avion classique pour apesanteur
Des fanatiques de l’aviation vont se lancer dans le vol en apesanteur, en utilisant des avions de collections. Parmi eux, des bombardiers, et pour les plus amateurs, des avions de type chasseurs. L’objectif de ces doux dingues et de faire revivre la grande époque de l’aviation et de la conquête de l’air. Il faut dire que c’était une époque incroyable. Après la mise au point très longue du Bell P-59 Airacomet, les Américains n'ont construit leur premier appareil à réaction pour l’aviation militaire qu'en six mois. Le Lockheed» F-80 Shooting Star, qui vola pour la première fois le 8 janvier 1944, n'eut pas le temps de prendre une part active à la Seconde Guerre mondiale, mais sa carrière fut néanmoins longue, intense et fulgurante grâce au succès de la version réalisée pour l’instruction, le T-33. On compte en effet 1715 appareils en trois versions principales pour le combat, auxquels s'ajoutent 5 691 avions pour l’instruction (plus 866 autres réalisés sous licence au Canada et au Japon) utilisés par l’aviation militaire d'une quarantaine de pays en plus des Etats-Unis. Le projet P-80 (F, comme élément de sigle, ne fut adopté qu'en 1948) vit le jour en juin 1943, lorsque la Lockheed reçut des autorités techniques de l’U.S.A.A.F. la commande pour l'étude et la construction d'un monoplace de chasse à réaction capable de remplacer le P-59 Airacomet, qui ne donnait pas entière satisfaction. L'équipe de Lockheed, dirigée par Clarence “Kelly” Johnson, élabora un projet général en une semaine et demanda un délai de six mois pour mettre au point le prototype. Ce délai fut largement respecté 'pour le premier vol du XP-80 et, au mois de juin suivant, deux autres prototypes (XP-8OA) différents du premier virent le jour. En octobre, 13 appareils de présérie (Y P-80A) furent livrés, et les essais opérationnels purent ainsi débuter. La fin de la guerre entraîna une forte réduction des programmes de production prévus à très grande échelle : la North American et la Lockheed auraient dû construire 5 000 appareils au total. Les commandes initiales ne portèrent ainsi que sur 917 P-8OA. Les premiers avions furent prêts en décembre 1945. J’ai personnellement hâte de voir ce que ce projet va donner, mais il semble très excitant. A noter que vous pouvez déjà effectuer un vol en apesanteur (suivez le lien), mais cela se passe sur de gros avions de ligne aménagés pour l’occasion.
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