lundi 24 novembre 2014

Ressentir les G

Lors d'un meeting aérien il y a quelques mois, j'ai eu une surprise de taille. Alors que j'étais dans la foule, attendant que les Alpha Jet entrent en scène, je me suis mis à discuter aviation avec un autre spectateur. Comme chaque personne qui était présente, je rêvais de monter un jour à bord d'un de ces appareils. Mais l'homme avec qui je discutais m'a non seulement appris que c'était en réalité possible, mais qu'il avait lui-même effectué un vol à bord d'un avion de chasse ! De retour chez moi, je suis directement allé sur le site web dont il m'avait donné l'adresse. Et oui, il n'avait pas menti : les civils pouvaient effectuer un vol à bord d'un Fouga Magister (l'avion de chasse de la Patrouille de France, avant qu'il ne soit remplacé par l'Alpha Jet). Et ce n'était pas même lointain : ça se passait sur Paris ! Le prix n'étant, comme vous pouvez l'imaginer, pas donné, j'ai hésité pendant plusieurs semaines, mais me suis finalement lancé. D'une part, j'avais déjà économisé la somme pour passer le brevet de pilote un jour. D'autre part, un vol tranquille était loin de m'intéresser autant qu'un vol en avion de chasse, où je pourrais ressentir les G et la haute voltige ! Alors, comment raconter cette expérience ? Comment décrire la peur et l'excitation qui montent tandis que vous enfilez votre combinaison, prenez en main le casque qui va vous accompagner en vol ? Comment expliquer à quel point cette excitation monte encore lors du briefing ? Et ce qu'on ressent lorsqu'on se retrouve enfin de l'autre côté de la barrière, à faire le tour de l'appareil avec le pilote ? Comment décrire à quel point votre ventre est noué ? Vous avez demandé au pilote à ce qu'il ne vous ménage pas, et qu'il peut vous faire la totale. Mais lorsque vous vous retrouvez dans le cockpit, face à la piste, vous vous demandez si vous avez eu raison... Un vol de ce type nécessite un certificat médical. Et on comprend pourquoi dès le décollage. Si vous avez déjà pris un avion de ligne, oubliez toute comparaison : autant comparer une voiture Majorette à une Ferrari en pleine course. Si les avions de ligne vous font ressentir une curieuse impression lorsqu'ils quittent la piste, on est ici plaqué à son fauteuil par la vitesse. Quant aux acrobaties aériennes qui viennent ensuite, je préfère ne pas en parler. C'était magique, magnifique, improbable. Je ne dirai pas que j'ai failli tourner de l'oeil... et je répondais vaillamment au pilote, qui s'assurait après chaque figure que j'étais encore là... mais il a bien dû sentir, au son de ma voix, que je n'étais plus aussi fringant qu'au départ. Je crois même qu'il a adouci sa conduite pour me laisser reprendre ma respiration... J'ai sans doute eu les yeux plus gros que le ventre en demandant le maximum. Mais, même si j'étais légèrement pâle à la sortie de l'appareil, je ne regretterai jamais une telle expérience. Ce n'est pas quelque chose qu'on vit tous les jours ! Voilà une expérience à découvrir, suivez le lien vers le site spécialisé sur le vol en avion de chasse, vous en trouverez de Moscou à Paris!



En mode cuisine

Si je me débrouille assez bien en matière de cuisine française, j'avoue être un parfait débutant dans le domaine de la cuisine du Moyen-orient. Je suis, pour faire simple, une quiche dans ce domaine. La découverte d'un cours de gastronomie sur cette région du monde m'a immédiatement interpelé, et j'en ai ramené pour vous une idée de pâtisserie assez originale : la lowzina. Tendre et crémeuse, la lowzina est une pâtisserie savoureuse à souhait, qui offre un délicat arôme d'amande. Son goût sucré est équilibré par le caractère épicé de la cardamome, le parfum exotique de l'eau de rose et par des accents citronnés. Un mélange qui ne peut laisser aucune papille indifférente ! Le Moyen-orient et l'amande ont une longue histoire commune. Là où se trouve aujourd'hui l'Irak existait autrefois la ville d'Ur, l'une des plus anciennes civilisations au monde. C'est dans cette terre en forme de croissant, où coulent les puissants fleuves Tigre et Euphrate (ceux-là même qu'on retrouve dans la Bible, et près desquels se situe le jardin d'Eden !), que l'on a cultivé pour la premiere fois l'amandier. On récolte aujourd'hui partout dans le monde son fruit ovale, qui occupe une place essentielle dans presque toutes les cuisines nationales. En lrak, les amandes sont demeurées populaires et apparaissent dans de nombreux plats ordinaires ainsi que dans ceux réservés à des occasions spéciales. Cest le cas de la lowzina b'Shakar (shakar signifie « reconnaissant » en arabe, et c'est aussi un prénom), une confiserie en forme de triangle ou de losange faite de sucre et d'amandes et parfumée à l'eau de rose, au jus de citron et à la cardamome. On fait d'abord bouillir l'eau de rose et le jus de citron avec de l'eau et du sucre pour obtenir un sirop concentré, puis, après avoir laissé refroidir celui-ci, on y verse des amandes fraîchement moulues et de la cardamome en graines ou en poudre. On étale ensuite le mélange sur une plaque et on laisse reposer jusqu'à ce qu'il soit assez ferme pour être découpé en morceaux ; ceux-ci demeurent toutefois relativement mous. Cette confiserie est réservée à certaines occasions particulières comme le mariage. Elle est alors recouverte de délicates feuilles d'or et présentée en cadeau aux amis et parents par la famille de la mariée (la feuille d'or comestible orne souvent les plats festifs en Asie, de la Turquie au Japon. Elle est si fine que son coût n'est pas prohibitif). On peut aussi saupoudrer les plats d'une poudre d'or comestible. Pas besoin pour autant d'être Crésus : avec ou sans or, le succès est garanti avec cette douceur qui fond en bouche. J'ai trouvé ces infos notamment sur le site Cours de cuisine, qui fourmille de bonnes recettes et informations sur la cuisine en générale.


Rafale et Mistral, deux armes françaises

La France est un pays d’armement, et comme la morale est à deux vitesses, il faut prendre mesure du fait que pendant que les Russes s’impatientent, nos amis Qataris s’attardent sur la couleur du Rafale qu’ils vont acheter, en or ou pas ? Persuadé d'avoir jusque fin janvier pour prendre sa décision, le président Hollande jugeait encore la semaine dernière que les conditions n'étaient pas réunies en Ukraine pour autoriser la livraison du premier navire. «Les termes du contrat laissent en effet un délai de trois mois avant le paiement de pénalités, donc jusque fin janvier, mais c'est seulement en cas de problème technique, or il n'y en a pas eu», précise une source proche du dossier. En cas de problème diplomatique, rien n'est spécifié sur le papier. La règle a été dictée par Poutine qui laisse au Français jusque fin novembre pour prendre sa décision. «Le président russe sait que son homologue n'aime pas prendre de décisions et que la situation budgétaire de la France ne laisse pas beaucoup de marge de manoeuvre», conclut notre source. Alors qu'une grande partie de la classe politique de François Fillon à Nicolas Sarkozy en passant par Jean-Luc Mélenchon s'est déclarée favorable aux livraisons, Poutine dictait son ultimatum la semaine du vote du budget. La vente de ces deux Mistral, des bâtiments de projection et de commandement (BPC) pouvant transporter des hélicoptères et des chars, ou accueillir un état-major embarqué, sont au centre d'un imbroglio diplomatico-militaire depuis que François Hollande a décidé début septembre de lier leur livraison à un règlement politique de la crise en Ukraine. Le chef de l'Etat a répété à plusieurs reprises que le cessez-le-feu devait être «entièrement respecté» en Ukraine avant que Paris ne procède à la livraison du premier navire polyvalent, le Vladivostok. Pressé par Moscou, François Hollande a assuré dimanche, à l'issue du G20 à Brisbane, en Australie, qu'il voulait se décider hors de «toute pression», même celle «du temps». Déjà évoquée au printemps, la vente de l'avion de combat français à l'émirat serait proche. Selon les informations d'"Europe1", Dassault Aviation pourrait vendre au moins 24 Rafale au Qatar, pour ce qui constituerait la première commercialisation à l'étranger de l'appareil. "La France et le Qatar sont en discussions très avancées pour l'achat d'au moins 24 avions, et au prix catalogue, soit environ 2,5 milliards d'euros au total. Selon nos informations, la France négocie de façon directe avec les Qataris. En clair, il n'y a pas d'autres candidats en lice pour leur vendre des avions", affirme le site Avion de Chasse.

mercredi 9 avril 2014

La Grèce ressombre

Rien ne va plus en Grèce. Le pays repart en grève avec le risque d’annihiler ou perturber les vacances des touristes, qui sont la seule ressource économique du pays. "Non aux licenciements et au chômage partiel, protection des acquis sociaux et services publics", revendiquait l'Adedy dans un communiqué. Les navires commerciaux sont restés à l'ancre dans la majorité des ports, aucune liaison maritime ne sera pas effectuée entre les îles et le principal port du Pirée, près d'Athènes, en raison de la participation du syndicat des marins à la grève, selon le bureau de presse de la Marine marchande. Les chemins de fer (OSE) et le train de banlieue qui relie Athènes à l'aéroport d'Athènes étaient également en grève. Toutefois, les aéroports fonctionnaient normalement ainsi que le métro et le tramway d'Athènes, mais pas les trolleys qui étaient en grève pour 24 heures et les bus, dont les conducteurs étaient en grève jusqu'au soir. Il s'agit de la première grève générale de l'année, observée par les centrales syndicales du public (ADEDY) et du privé (GSEE), pour protester contre la poursuite d'une politique de rigueur pour la cinquième année consécutive depuis l'éclatement de la crise de la dette. C’est dommage car c’est dans ce contexte que le tourisme continue d’être la bouée de sauvetage de la Grèce, et qu’une grève n’est jamais bonne. Le tourisme est devenu le seul moteur de l'activité économique de la Grèce, dont le produit intérieur brut (PIB) devrait se contracter de 4,2% cette année. En juin, premier mois de la haute saison touristique estivale en Grèce, les revenus du tourisme ont progressé de 21% par rapport à juin 2012, à 1,59 milliard d'euros, selon les chiffres publiés lundi par la Banque centrale grecque. Cela porte les recettes touristiques à 3,32 milliards d'euros pour les six premiers mois de l'année, une hausse de 18% par rapport au premier semestre 2012. Les professionnels du tourisme tablent sur une progression de 10% des revenus du secteur en 2013, à 11 milliards d'euros, avec un nombre de visiteurs culminant au record de 17 millions de personnes. Conséquence de cette bonne santé du tourisme, la Grèce a encore augmenté l'excédent de sa balance courante à 663 millions d'euros en juin, contre 73,1 millions un an plus tôt, a précisé la banque centrale. A lire aussi sur Voyage d’Affaires.

Aimer l'Ecosse


Voyage dans les pas d'un explorateur

Embarquez pour un voyage totalement insolite sur les pas d’un explorateur de légende. C’est ce que vous propose un super voyagiste qui se lance dans ce concept de géographie et d’histoires mêlées. À droite, en remontant du Pacifique, le capitaine Scott qui n’est pas très causant et ses compagnons qui le sont encore moins, trente chiens d’attelage à demi sauvages, quinze poneys mandchous qui ont l’air montés sur des chenilles et un engin automobile dernier cri. A gauche, Roald Amundsen qui commence à prendre de la bouteille et ses cinq lieutenants qui en ont manifestement sifflé pas mal au cours de leur existence, cent quinze chiens aussi farouches que les autres, des traîneaux qui accusent l’usure de la banquise. Les Anglais contre les Norvégiens à cinq cents kilomètres de distance, et les uns et les autres, énergies et regards rivés sur le pôle Sud, dans un combat sans merci pour y parvenir les premiers. Scott a échoué près du but quelques années plus tôt tandis qu’Amundsen est un spécialiste du pôle Nord et s'est décidé sur un coup de tête. L’immense désert glace de l’Antarctique s’étend sur un continent désolé, hérissé de chaînes montagneuses qui culminent au-dessus de quatre mille mètres : les bons jours d’été austral, il fait dans les - 30 °C, les mauvais, quand souffle le blizzard, on ne compte plus. Amundsen s’élance d’abord dans l°inconnu, avec un lourd chargement de viande de phoque pour les hommes et les chiens; Scott part quelques jours plus tard avec des vivres spécialement préparés et plus légers, sur un parcours qu’il a déjà repéré. Et, cependant, le norvégien garde son avance, filant plus de trente kilomètres par jour sur les glaciers. L'Anglais perd un temps précieux à réparer les avaries de son traîneau mécanique qui claque à plusieurs reprises dans le froid, et ses chiens, rendus fous par la faim, dévorent les poneys. Le franchissement des montagnes repousse toutes les limites de l'endurance humaine : crevasses et à-pics vertigineux, bivouacs où les rafales glacées donnent envie de s’endormir pour toujours. Le 14 décembre 1911, Amundsen parvient au pôle Sud, mais il n'en est pas très sûr; l’enfer blanc est sans repères et ses instruments de mesure sont affolés. Il décrit alors un cercle de huit kilomètres pour vérifier qu'il tourne bien autour de l’axe de la terre, puis il repart dans la direction qu'il avait empruntée et retrouve son bateau libre de glaces six semaines plus tard. Scott parviendra au pôle Sud un mois après son devancier, butant sur le drapeau norvégien qu`Amundsen avait planté, et aura assez de fairplay pour se faire photographier devant la preuve de sa défaite. Epuisé par le scorbut et la faim, son retour sera une effroyable agonie où il perdra un à un ses compagnons, avant de mourir gelé à son tour, à mi-chemin de sa base. A découvrir sur voyage insolite.

Avion classique pour apesanteur

Des fanatiques de l’aviation vont se lancer dans le vol en apesanteur, en utilisant des avions de collections. Parmi eux, des bombardiers, et pour les plus amateurs, des avions de type chasseurs. L’objectif de ces doux dingues et de faire revivre la grande époque de l’aviation et de la conquête de l’air. Il faut dire que c’était une époque incroyable. Après la mise au point très longue du Bell P-59 Airacomet, les Américains n'ont construit leur premier appareil à réaction pour l’aviation militaire qu'en six mois. Le Lockheed» F-80 Shooting Star, qui vola pour la première fois le 8 janvier 1944, n'eut pas le temps de prendre une part active à la Seconde Guerre mondiale, mais sa carrière fut néanmoins longue, intense et fulgurante grâce au succès de la version réalisée pour l’instruction, le T-33. On compte en effet 1715 appareils en trois versions principales pour le combat, auxquels s'ajoutent 5 691 avions pour l’instruction (plus 866 autres réalisés sous licence au Canada et au Japon) utilisés par l’aviation militaire d'une quarantaine de pays en plus des Etats-Unis. Le projet P-80 (F, comme élément de sigle, ne fut adopté qu'en 1948) vit le jour en juin 1943, lorsque la Lockheed reçut des autorités techniques de l’U.S.A.A.F. la commande pour l'étude et la construction d'un monoplace de chasse à réaction capable de remplacer le P-59 Airacomet, qui ne donnait pas entière satisfaction. L'équipe de Lockheed, dirigée par Clarence “Kelly” Johnson, élabora un projet général en une semaine et demanda un délai de six mois pour mettre au point le prototype. Ce délai fut largement respecté 'pour le premier vol du XP-80 et, au mois de juin suivant, deux autres prototypes (XP-8OA) différents du premier virent le jour. En octobre, 13 appareils de présérie (Y P-80A) furent livrés, et les essais opérationnels purent ainsi débuter. La fin de la guerre entraîna une forte réduction des programmes de production prévus à très grande échelle : la North American et la Lockheed auraient dû construire 5 000 appareils au total. Les commandes initiales ne portèrent ainsi que sur 917 P-8OA. Les premiers avions furent prêts en décembre 1945. J’ai personnellement hâte de voir ce que ce projet va donner, mais il semble très excitant. A noter que vous pouvez déjà effectuer un vol en apesanteur (suivez le lien), mais cela se passe sur de gros avions de ligne aménagés pour l’occasion.