mercredi 18 janvier 2017
La Chine veut conquérir l'espace
L’année 2010 avait été marquée par une activité exceptionnelle et très diversifiée avec 15 tirs pour un total de 19 satellites incluant 2 microsats. On constate en effet, la multiplication des lancements de satellites de navigation Beidou (4 en 2010), ajoutés au lancement de la sonde lunaire Chang’e 2 et de plusieurs satellites de ressources terrestres incluant des capsules récupérables ainsi que de satellites de télécommunications.
L’année 2011 confirme la montée en puissance des capacités chinoises même si du fait du lancement de trois satellites étrangers, le nombre de satellites chinois est en baisse relative. En dépit d’un échec pour la mise sur orbite d’un satellite scientifique, la Chine a élargi les panoplies de ses missions avec le lancement de Tiangong-1, le premier module de la future station chinoise, et son amarrage par un véhicule inhabité Shenzhou-8. Même la couverture médiatique tant nationale qu’internationale a été importante, comme l’on pouvait s’y attendre dans un domaine aussi sensible que les vols habités, il n’y a aucune surprise puisque la mission était annoncée depuis 2006 et initialement prévue pour 20109.
La mise à poste de trois nouveaux satellites Beidou (Compass) a permis d’achever la couverture régionale en matière de navigation tandis que les lancements habituels en matière de télécommunications et d’observation se sont poursuivis à un rythme régulier. L’entrée dans la commercialisation est aussi notable même si certains clients n’ont pas véritablement fait d’appel d’offres sur le marché international et que le service de lancement s’est inscrit dans un accord beaucoup plus large et à forte connotation politique. Quant à l’annonce faite par certains de l’envoi d’un orbiteur martien Yinghuo-1, il s’agissait d’un lancement effectué par l’agence russe Roskosmos dans le cadre de la mission Phobos-Grunt qui n’a pas réussi à rejoindre l’orbite fixée. A lire en détail sur Fouga Magister.