mercredi 21 juin 2017
Le cabinet noir
Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD), François Fillon a déclaré vouloir savoir qui a «guidé la main» de l'accusation à son encontre. Le pouvoir n'est plus le seul suspect. Le 23 mars, alors que la campagne présidentielle battait son plein, le candidat Les Républicains (LR) à l'Élysée François Fillon, mis en examen notamment pour détournement de fonds publics, a accusé le Président sortant François Hollande d'avoir été impliqué dans les fuites sur ses affaires et d'avoir cherché à l'éliminer en tant que candidat. Or, dans un entretien publié ce dimanche par le JDD, il diversifie les possibles origines de cette campagne de dénigrement qui l'a discrédité, le privant de chance d'être élu. «J'ai envie de savoir d'où c'est venu et comment ça s'est passé», dit celui qui est sûr que quelqu'un «a guidé la main» de ses accusateurs. Puis, il évoque trois hypothèses: «le pouvoir, quelqu'un de mon camp, un autre personnage extérieur à la politique», dont le nom n'est pourtant pas cité.