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mercredi 28 août 2019
Voyager en Azerbaijan
Dans Die Walküre apparaît une référence à Bakou et aux champs pétrolifères durant la seconde Guerre mondiale. À travers l'Azerbaïdjan, Castorf désigne l'origine historique et géographique du symbole de la richesse et de la perte de l'humanité. Cette première journée raconte également les conditions dans lesquelles fut conçu Siegfried. Rien d'étonnant par conséquent à rappeler que la campagne de la Wehrmacht sur le front de l'Est entre juillet 1942 et mai 1944 fut appelée dans un premier temps "Opération Siegfried"… Cependant, Hitler se rappelant le nom grandiloquent de la précédente opération en Russie (Barbarossa), et de ses résultats décevants, se rabattit sur le nom plus modeste de "Fall Blau" (Plan Bleu). La dernière et la plus importante phase de ce plan, l'"Opération Edelweiss", désignait la tentative de s'emparer des champs de pétrole du Caucase et en particulier ceux de Bakou pour ravitailler les blindés allemands. Malgré la mise au point d'un carburant de synthèse, le Troisième Reich se savait vulnérable et tributaire de nouvelles sources d'approvisionnement. Pour Hitler, cette bataille représentait la dernière chance du Reich de gagner le conflit mais les soviétiques eurent le temps de saboter l'essentiel des puits de pétrole, ce qui ralentit considérablement la production et conduisit à terme à la défaite allemande dans la région. De nombreux détails inscrivent les trois actes de Die Walküre dans une réalité historique explicite. Castorf a voulu faire défiler en accéléré le passage de la Russie tsariste à la Révolution de 1917, puis le productivisme sous Staline et le sabotage durant la seconde guerre mondiale. Le couple Fricka-Wotan est à l'image de cette société aristocratique de l'Azerbaïdjan, enrichie par le pétrole et n'hésitant pas à soumettre par la force un prolétariat misérable (illustration : Fricka portée par un ouvrier). La révolution, ce sera pour plus tard, les Walkyries mettant à mal le projet de ces ouvriers lancés à l'attaque du puits de pétrole. Plus tard, les inscriptions et les slogans peints en russe et en azéri font référence à la propagande stalinienne pour produire toujours plus au service de la patrie. À la défaite morale et psychologique de Wotan face à Fricka répond dans le dernier acte, une manœuvre comparable à celle du repli stratégique des soviétiques préférant sacrifier les puits de pétrole face à la menace militaire allemande. Le rideau de flammes entourant Brünnhilde endormie (dans la production des flammes entourant un immense baril…) sera la garantie pour Wotan de réserver sa fille préférée au plus grand des héros. L'entreprise de "sabotage" aura des conséquences funestes pour la suite… En confondant les fils narratifs et historiques, Castorf rappelle au public cet éternel recommencement de crises et de guerres économiques qui aboutiront à la chute finale.
mardi 27 septembre 2016
Accroc à NOLA
Je sais que ma passion pour le voyage fait débat chez mes collègues. Cette soif de voyages les dépasse, elle leur passe même complètement au-dessus de la tête. J'avoue que je suis régulièrement parti. Chaque fois que je prends une semaine, vous pouvez être certain que ce n'est pas pour rester à la maison ! Récemment, par exemple, j'ai encore fait un voyage de groupe à la Nouvelle Orléans. Ce qui étonne mes collègues, c'est la question économique de ce choix de vie. Comme vous pouvez vous en douter, ces vagabondages à travers le monde sont loin d'être gratuits. Et mes collègues ne comprennent pas pourquoi je mets autant d'argent dans quelque chose d'aussi fugace qu'un voyage. Ils préfèrent pour leur part acquérir une montre connectée. Et j'avoue que je ne les comprends pas plus qu'ils ne me comprennent (je n'ai pas exemple jamais compris l'intérêt de la montre connectée). Et je crois que ça ne changera jamais, car c'est au fond très simple : c'est une question de choix de vie. Avoir le dernier gadget high-tech me laisse complètement de marbre. Mais découvrir des pays inconnus, voilà un truc qui, à mon sens, vaut la peine de s'enflammer. Un voyage dure certes beaucoup moins longtemps qu'une montre ou un meuble, mais il promet à mes yeux une chose bien plus essentielle : des souvenirs. Pas mal de gens favorisent une vie de confort, et je respecte cette façon de voir. Pourtant, à mon sens, les journées du quoitiden sont des copies conformes, et ne laissent aucun souvenir. Je ne peux par exemple pas me rappeler ce que j'ai fait la semaine dernière. Alors que, dans le même temps, je sais que je ne pourrai jamais oublier ce que j'ai vu en Guyane, bien que je m'y sois rendu il y a un bail. Et ça, ça n'a vraiment pas de prix. Il est clair que ni mes collègues ni moi ne nous comprendront jamais. A chacun son point de vue. Je pense qu'on n'emporte pas son téléviseur 4K dans l'au-delà. Mais en ce qui concerne les souvenirs, je ne serai pas aussi catégorique... Comme disait feu Patrick : « L'amour qu'on a en soi, on l'emporte avec soi ». Alors pourquoi pas les souvenirs ? Ce qui est sûr, c'est que ce voyage m'a vraiment captivé, tant pour la destination proprement dite que pour l'organisation. Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur l’agence qui a organisé ce voyage à la Nouvelle-Orléans.
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