C'est la fin d'un rêve. La semaine dernière, j'ai réalisé mon vol en Mig 29. Un rêve de môme que ma femme a rendu possible et n'a pas hésité à m'offrir, en dépit d'un coût « un peu » élevé. Avec le blocus européen fait à la Russie, je n'étais pas certain que ce soit réalisable, et craignais que la Russie refuse de donner les autorisations nécessaires. Mais il n'y a finalement pas eu le moindre problème, et j'ai en définitive pu monter à bord du Mig 29. Lors de ce vol, non seulement nous avons passé le mur du son, mais le pilote m'a aussi fait goûter aux sensations du vol acrobatique : virages, renversements, vol sur le dos, et même l'effroyable immelmann. Un moment colossal à vivre ! J'appréhendais de ne pas encaisser les facteurs de charge, mais Daniil (le pilote) m'a rassuré avant le départ en me disant qu'il modulerait sa manière de voler selon ma tolérance aux G. De fait, si les acrobaties ont effectivement été démentielles, Daniil a vérifié entre chaque figure que je vivais bien l'expérience. Est-ce sa façon de piloter ou la résistance de mon organisme ? Aucune idée, mais je suis assez fier de ne pas avoir dû utiliser le sac à vomi. Le moment le plus terrifiant, en fin de compte, s'est déroulé avant ce voyage. Je m'inquiétais en regardant des vidéos de vol sur Mig sur le web, au point que je songeais à annuler. Mais je ne pouvais tout de même pas décline un tel cadeau, et j'ai en définitive fait comme prévu le voyage jusqu'à Nizhny Novgorod pour matérialiser mon vol. Lorsqu'est arrivé le moment d'embarquer dans l'avion, je craignais de faire une attaque de panique. Mais curieusement, une fois que je me suis retrouvé à l'intérieur du cockpit, étroitement arrimé au siège, j'ai eu comme un déclic. Toute forme d'appréhension a disparu. Je faisais confiance au staff et au pilote. Après tout, ce sont d'anciens militaires russes qui gèrent ces vols si particuliers : ils savent donc bien ce qu'ils font. L'expérience était si incroyable qu'il m'a fallu un moment pour prendre conscience de ce que j'avais fait. C'est seulement en voyant la vidéo du vol avec mon entourage que j'ai pris conscience de ce que j'avais vécu. Rien que d'en parler, j'en ai les larmes aux yeux. Je me souviendrai toujours de ces précieuses 45 minutes là-haut. Pour plus d’infos, allez sur le site spécialisé vol en Mig, suivez le lien.
jeudi 3 septembre 2015
Divorcer peut être mauvais pour la santé
On savait qu’être en couple était synonyme d’être en meilleure santé; on sait maintenant que la séparation ou le divorce ne vient pas détériorer l’état de santé sur le long terme. C’est ce qu’une étude publiée dans l’American Journal of Public Health révèle. Petite précision toutefois de l’auteur principal, le docteur George Ploubidis:
«Tant que ceux qui vivent une séparation ou un divorce démarrent une nouvelle relation, leur santé n’en souffre pas sur le long terme.»
En effet, dans l’étude, seules les personnes qui ont divorcé et se sont remariées n’ont pas plus de risques d’avoir des problèmes respiratoires ou cardiaques que leurs homologues qui sont restés mariés.
Sur l’échantillon étudié (d’environ 10.000 personnes nées en 1958), les hommes et les femmes qui n’étaient jamais allés devant l’autel et n’avaient jamais sauté le pas de la cohabitation avaient la santé la plus déplorable (risque de problèmes respiratoires, cardiovasculaires, diabète). L’explication est basique:
«Un partenaire peut influencer positivement vos comportements de santé, en vous encourageant à faire davantage d’exercice.»
Autre cause possible, encore plus terre à terre: sachant que la pauvreté n’est pas sans effets sur la santé, deux salaires valent mieux qu’un.
Mais il ne faudrait pas oublier la qualité de la relation conjugale, fait remarquer Ruth Sutherland, la directrice générale de l’ONG Relate, citée par le Guardian:
«Ceux qui ne sont pas heureux dans leur couple ont plus de risques d’être en mauvaise santé que les divorcés»
Les nouveaux représentants des musulmans en France
Annoncée par le ministre de l’Intérieur après les attentats de janvier, l’instance de dialogue autour de l’islam se réunit pour la première fois lundi. L’enjeu : que tous les Français musulmans soient écoutés.
Y’en a marre du CFCM ! À l’unanimité ce jour-là, les quelques dizaines de Français musulmans invités par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, pour parler d’islam, expriment leur ras-le-bol devant l’incurie du Conseil français du culte musulman censé les représenter. Et qui, pire, n’aurait pas vu venir l’extrémisme islamique. Désemparés, ils se tournent à contrecœur vers les pouvoirs publics pour trouver une solution.
Après l’élection de François Hollande, le gouvernement n’a pas voulu être trop intrusif dans les affaires des musulmans en France, mais depuis les attentats de janvier, tout a été bousculé. Annoncée le 25 février, une instance de dialogue autour de l’islam a été mise en place et se réunit pour la première fois place Beauvau, ce lundi 15 juin. Une centaine de personnes, des membres du CFCM, les présidents des 25 conseils régionaux du culte musulman (CRCM), des imams, des théologiens, des islamologues, des présidents d’associations débattront de sujets concrets comme la construction et la gestion des mosquées, l’abattage rituel, la formation des imams et des aumôniers, mais aussi de la sécurisation des lieux de cultes et les actes anti-musulmans.
Cette structure, à la fois large et souple, se réunira deux fois par an autour du Premier ministre, sur le modèle de « l’instance de Matignon », créée en 2002 pour l’Église catholique. Objectif : apaiser les inquiétudes et élargir le dialogue à cette diversité de musulmans qui ne se sentent pas écoutés.
Mais promis, cette nouvelle instance n’a pas vocation à éclipser le CFCM, jure-t-on au ministère de l’Intérieur, qui n’a eu de cesse de rassurer son président, Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, qui redoutait un coup de poignard dans le dos. Le gouvernement a tout fait pour ménager sa susceptibilité en lui garantissant que le CFCM serait le pivot de cette instance de dialogue. Et pour preuve de bonne foi, il a été décidé que Dalil Boubakeur prononcerait le discours d’ouverture, juste après celui du Premier ministre, Manuel Valls.
vendredi 29 mai 2015
Vue d'Irlande
La semaine passée, j'ai assisté à un symposium en Irlande où j'ai eu la possibilité de suivre la conférence d'un économiste canadien qui expliquait ce qu'il appelle le « désastre français ». Et j'ai été atterré de relever à quel point notre pays est maintenant regardé comme une bizarrerie aux yeux du monde. S'il est clair que la France détient des atouts indiscutables, avec ses entreprises performantes ou encore sa force de travail particulièrement renommée, notre pays est regardé, sur le plan international, comme un phénomène de foire aux monstres. Ce dépérissement est à l'oeuvre depuis longtemps. Mais si ce déclin est récurrent depuis les années 70, cela n'explique pas tout. Notre président actuel y est pour beaucoup. Si Hollande avait provoqué certains espoirs lors des élections, cela fait longtemps qu'ils ont disparus. Mais si nous jaugeons d'un air désabusé les mesures de Hollande, nous ne réalisons pas comme le regard des étrangers est plus tranchant. Notre pays est devenu célèbre grâce à la décision majeure de notre président : la fameuse taxe à 75% pour les salaires dépassant le million d'euros par an. Une mesure qui s'avère être semblable à une casserole accrochée à la queue d'un chien. Même si ce racket a finalement été aboli, elle reste à l'étranger comme une tache ineffaçable. C'est l'emblème que laisse notre bon gouvernement à l'international. Lors de ce symposium, j'ai parlé avec des participants italiens, et ils résumaient tous le gouvernement actuel à cette taxe saisissante ! Elle a porté un exécrable signal aux investisseurs potentiels. Si, d'un point de vue électoral, c'était une idée particulièrement démagogique, elle aura surtout fait en sorte de retarder la conclusion de cette crise. Avec une certaine malice, l'économiste canadien racontait que « même les cocos n'auraient osé introduire une telle taxe » ! Et la salle de rire. Je vous promets que cela rend tout chose, d'assister à ça. Je n'oublierai pas de sitôt ce symposium en Irlande. François Hollande peut bien faire les représentants en porte-à-porte (quitte à s'afficher aux côtés d'un dictateur à Cuba), la vérité est que la seule promesse qu'il ait tenu est cette fameuse taxe et qu'elle va nous poursuivre un bout de temps sur le plan international. Et pour ceux qui ne connaissent pas le pays, je vais vous laisser le lien vers le site de l’organisateur de ce séminaire en Irlande, une équipe top.
Comment réussir: être positif
Réussir sa vie. Vivre sa vie de manière positive. Des expressions qu'on a tous employées à un moment ou à un autre de notre existence. Mais qu'est-ce que cela signifie, d'avoir une vie réussie ou positive? Le nouveau magazine Psychologie Positive, lancé en France ce jeudi 30 avril, a posé la question aux Français, qui sont 62% à voir leur vie "de manière positive".
Le sondage a été réalisé en ligne du 10 au 12 mars 2015 sur 1005 individus âgés de 18 ans et plus par l'institut CSA. Les résultats de cette étude sont dévoilés ce mardi 28 avril. Ils montrent, entre autres, que pour les Français, le bonheur est presque un choix, du moins quelque chose qui se travaille et qui ne tombe pas du ciel. Ils montrent également qu'une vie positive repose notamment sur deux choses: le sens donné à son existence et les proches qui nous entourent.
55% des personnes interrogées estiment en effet que le bonheur est quelque chose que l'on a déjà en soi, que l'on travaille comme un muscle. Seuls 16% estiment qu'être heureux c'est être chanceux, que "ça nous tombe dessus un peu comme ça". 3/4 des personnes se sentent proches de l'affirmation suivante: "c'est parce qu'on voit la vie de façon positive qu'on réussit". Alors que seulement 1/4 le sont de celle-ci: "c'est parce qu'on réussit qu'on peut voir la vie de façon positive".
Il apparaît très clairement que les Français ont l'impression d'avoir en eux les clés d'une vie réussie. Ceux qui pensent qu'ils ont cela en eux sont en tout cas plus heureux que les autres. "Penser que l'on est acteur de son destin permet d'aider à faire en sorte que ces choses nous arrivent", est-il expliqué dans l'étude.
Cette idée n'est pas nouvelle et la science s'est déjà intéressée de près à la question. Pour l'auteur du livre The Happiness Advantage, Shawn Achor, c'est bel et bien la recherche du bonheur qui permet d'être heureux, ainsi que de réussir, et non pas le contraire. Dans son livre, il explique qu'une attitude positive permet d'augmenter le bien-être global ainsi que les performances.
L'étude se penche également sur les signes d'une vie réussie. Deux facteurs ressortent plus que les autres: être entouré de proches dont on essaye de contribuer au bonheur, ainsi que le sens donné à sa vie.
Parmi les 62% des personnes interrogées qui voient leur vie de manière positive, 89% affirment essayer de contribuer activement au bonheur et au bien-être des autres. Ceux qui ne voient pas leur vie de manière positive sont 20% de moins à avoir ce comportement de bienveillance.
Ces résultats se retrouvent lorsqu'on demande aux participants quels sont selon eux les signes d'une vie réussie. 97% d'entre eux estiment qu'une famille soudée est un signe d'un bon épanouissement personnel, 96% un couple épanoui.
A égalité avec la famille soudée vient "l'équilibre trouvé entre toutes les dimensions de la vie" (97%) et "le sentiment d'avoir une vie qui a du sens (96%), à égalité avec la santé (96%).
Bons conseils pour femme enceinte
La grossesse est, pour les deux parents, le début d'un long parcours semé d'injonctions, qui résonnent comme autant de rappels à la norme, notamment sexuée.
Cela va du bon conseil d'amie sur l'allaitement au top 10 des choses à éviter pendant la grossesse, en passant par les injonctions sociales qui irriguent la société en profondeur. C'est ainsi: devenir père ou mère fait de vous un sujet de débat permanent. Or beaucoup de ces conseils véhiculent, plus ou moins à dessein ou parfois totalement inconsciemment, une certaine vision de la parentalité. Souvent, cette vision est sexuée et fonctionne comme un rappel à l'ordre qui procède d’une forme d’essentialisation subite et brutale pour les deux sexes.
Pour les mères, la maternité est une expérience singulière d’essentialisation: être vue comme une mère avant d’être une personne, c’est un sacré changement. La grossesse, le fait de se faire sans cesse adresser la parole par des inconnues qui font des commentaires sur votre corps ou que des individus prennent des initiatives étranges comme toucher votre ventre, est déjà de ce point de vue un moment très particulier: votre état dépasse votre personne.
Pendant ce temps, le futur père vit une expérience moins visible mais tout aussi troublante… Les injonctions commencent à pleuvoir: il faut savoir que sur ce grand plateau de débat improvisé (imaginez une arène à la David Pujadas ou Arlette Chabot avec dix tables qui se font face), les pères sont pris pour des idiots.
Ça commence aux cours de préparation à l'accouchement –le cauchemar des couples pudiques qui pensaient jusqu'ici conserver un certain mystère dans leur vie quotidienne. Là, dans les salles feutrées d'une maternité, on s'adresse quasi exclusivement aux femmes, en n'oubliant jamais d'évoquer le rôle des futurs papas: «Bon, et il faudra être gentil avec elle hein, lui faire des massages, lui préparer des bons dîners...» ou «Pour aider la maman, vous pouvez commencer à préparer le sac de maternité avec elle, d'accord?».
Par petites touches, on installe un état de fait: les pères sont d'abord et avant tout considérés comme «annexes» et «complémentaires». Ils ne sont pas au centre du jeu. La mécanique est en place. Et, tout commence là, il faut trouver sa place au père. Mais que faut-il partager et que faut-il garder pour soi? Faut-il discuter épisiotomie et césarienne avec son compagnon? Et par exemple, comment gérer la délicate phase de l’accouchement?
En soi, l'accouchement est une vaste période d'objectivisation du corps. Ces moments sont laissés à la discrétion des médecins, qui ont alors le pouvoir. Il faut leur faire confiance. Ainsi, on se retrouve dépossédée, alors que le recours à la césarienne ou même à la péridurale diffère selon les pays. On ne parle plus d’infantilisation mais de biopouvoir, pour reprendre le terme de Foucault. Rien de grave si l’accouchement se passe bien. Mais la frustration de ne pas être associée à des choix qui concernent votre propre corps est difficile à vivre.
Le mieux reste d’en parler à ses paires. Quitte à entendre tout et n'importe quoi. Enceinte, c’est ainsi, on écoute les pires récits d’accouchement de copines, de collègues, de cousines etc. On préserve les pères de ces histoires sanglantes, terribles, fatales parfois. Les militantes de l’accouchement naturel qui ont éprouvé un bonheur fou à maîtriser ce moment en parlent, les fans de l’allaitement comme celles qui sont contre s’adressent aux futures mères, cherchent à les influencer. Et déjà des modèles, des visions du corps, de la place de chaque parent, se dessinent et se contredisent.
Mais rassurez-vous: les pères aussi font l'objet de sollicitudes. Ils peuvent même trouver des oreilles attentives et compréhensives aux «réunions papas». Si, si, ça existe. Organisées dans certaines maternités à l'heure de l'apéro, elles réunissent des pères anonymes qui peuvent ainsi confier leurs doutes les plus intimes devant des inconnus. Là, on reprend tout à la base, pour «conscientiser», disent les sages-femmes. Autour d'un plateau de cacahuètes, les pères qui ne se connaissent ni d'Ève ni d'Adam converseraient ainsi gaiement, sans honte ni tabou. Une véritable infantilisation qui paniquerait même ceux qui, jusqu'ici, se sont fait confiance.
vendredi 24 avril 2015
Jouer à la Majella
Un séminaire en Italie peut prendre des formes très différentes, selon l'endroit où l'on atterrit. L'année dernière, la direction de mon entreprise m'avait envoyé à Milan, une ville que j'avais bien apprécié pour son dynamisme et son animation. Je pensais atterrir une fois encore dans une des grandes villes d'Italie : Florence, Rome ou Naples, peut-être. Le séminaire de cette année a cependant pris un visage très différent puisqu'on m'a cette fois envoyé dans les Abruzzes, dans le parc national de la Majella.
Le parc ne se caractérise pas tant par son caractère italien que par sa position loin du monde. Loin des plages bondées, loin de la foule. C'est un havre de paix formé de montagnes et de champs parsemés d’ermitages médiévaux. Ce parc national italien encercle le massif de Monte Amaro, le deuxième pic le plus haut de tout le massif des Apennins. Culminant à haute altitude, les montagnes de la Majella offrent elles-mêmes une grande variété de reliefs à arpenter. Au pied du massif, des champs et des forêts alpines cèdent peu à peu la place aux paysages semi-désertiques des sommets, constellés de neiges éternelles.
Au programme, bien sûr : des randonnées. Mes collègues et moi sommes partis de Decontra, un hameau montagnard à 810 m d’altitude. L'endroit jouit d’un panorama incroyable sur les prairies sauvages au sud de la gorge. De nombreux sentiers débutent à cet endroit, pour s'élancer à l’assaut des sommets ou paresser parmi les fleurs sauvages.
Nous avons pris une demi-journée pour crapahuter jusqu’à San Bartolomeo. Au terme d’un sentier rocailleux longeant les champs, nous avons ainsi traversé le plateau de Valle Giumentina débouchant sur ce sanctuaire médiéval. Les pistes ondulent entre les troupeaux de moutons et les chemins herbeux sont bordés de curieuses habitations coniques (désertées par les bergers). On dit qu’il y a des années, quand un missionnaire chrétien égaré s'aventurait dans les montagnes, ils se cachaient dans une grotte pour former une nouvelle faction.
On trouve d’autres ermitages en pierre en plongeant dans le monde de la gorge d’Orfento. En bas de la gorge, il y a bien sûr la rivière Orfento, avec ses rives ombragées cernées d'une verdure luxuriante et ses sentiers isolés longeant les eaux cristallines. L'endroit est absolument splendide et offre un très agréable sentiment d'isolement. Les endroits qui ne sont pas envahis par les touristes sont de plus en plus rares, et c'est pourquoi ce séminaire en Italie s'est-il avéré au final encore plus riche que celui de l'année dernière. Suivez le lien vers l’organisateur de ce séminaire en Italie si cette expérience vous intéresse.
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