lundi 24 novembre 2014

En mode cuisine

Si je me débrouille assez bien en matière de cuisine française, j'avoue être un parfait débutant dans le domaine de la cuisine du Moyen-orient. Je suis, pour faire simple, une quiche dans ce domaine. La découverte d'un cours de gastronomie sur cette région du monde m'a immédiatement interpelé, et j'en ai ramené pour vous une idée de pâtisserie assez originale : la lowzina. Tendre et crémeuse, la lowzina est une pâtisserie savoureuse à souhait, qui offre un délicat arôme d'amande. Son goût sucré est équilibré par le caractère épicé de la cardamome, le parfum exotique de l'eau de rose et par des accents citronnés. Un mélange qui ne peut laisser aucune papille indifférente ! Le Moyen-orient et l'amande ont une longue histoire commune. Là où se trouve aujourd'hui l'Irak existait autrefois la ville d'Ur, l'une des plus anciennes civilisations au monde. C'est dans cette terre en forme de croissant, où coulent les puissants fleuves Tigre et Euphrate (ceux-là même qu'on retrouve dans la Bible, et près desquels se situe le jardin d'Eden !), que l'on a cultivé pour la premiere fois l'amandier. On récolte aujourd'hui partout dans le monde son fruit ovale, qui occupe une place essentielle dans presque toutes les cuisines nationales. En lrak, les amandes sont demeurées populaires et apparaissent dans de nombreux plats ordinaires ainsi que dans ceux réservés à des occasions spéciales. Cest le cas de la lowzina b'Shakar (shakar signifie « reconnaissant » en arabe, et c'est aussi un prénom), une confiserie en forme de triangle ou de losange faite de sucre et d'amandes et parfumée à l'eau de rose, au jus de citron et à la cardamome. On fait d'abord bouillir l'eau de rose et le jus de citron avec de l'eau et du sucre pour obtenir un sirop concentré, puis, après avoir laissé refroidir celui-ci, on y verse des amandes fraîchement moulues et de la cardamome en graines ou en poudre. On étale ensuite le mélange sur une plaque et on laisse reposer jusqu'à ce qu'il soit assez ferme pour être découpé en morceaux ; ceux-ci demeurent toutefois relativement mous. Cette confiserie est réservée à certaines occasions particulières comme le mariage. Elle est alors recouverte de délicates feuilles d'or et présentée en cadeau aux amis et parents par la famille de la mariée (la feuille d'or comestible orne souvent les plats festifs en Asie, de la Turquie au Japon. Elle est si fine que son coût n'est pas prohibitif). On peut aussi saupoudrer les plats d'une poudre d'or comestible. Pas besoin pour autant d'être Crésus : avec ou sans or, le succès est garanti avec cette douceur qui fond en bouche. J'ai trouvé ces infos notamment sur le site Cours de cuisine, qui fourmille de bonnes recettes et informations sur la cuisine en générale.