mardi 14 mars 2017

La CIA publie en ligne 12 millions de pages de documents déclassifiés

Contrainte par la justice, l'agence de renseignement a mis en ligne mercredi un outil de recherche permettant d'avoir accès à 930 000 documents depuis sa création dans les années 40. La révolution iranienne, les relations avec Cuba, la guerre du Vietnam mais aussi les crimes nazis et les expériences psychiques… La CIA a mis en ligne, ce mercredi, plus de 12 millions de pages de documents déclassifiés. Baptisé «CREST», pour «CIA Records Search Tool», cet outil de recherche en ligne rassemble au total 930 000 documents, dont des photos et des cartes. Jusqu’à aujourd’hui, ces documents étaient seulement accessibles à la National Archives and Records Administration (NARA), dans le Maryland aux Etats-Unis.  La décision de mettre en ligne les documents avait été annoncée en novembre après une longue bataille menée par plusieurs activistes américains. En 2014, l’association américaine Muckroack, qui se bat pour la liberté d’information, a attaqué en justice la CIA pour qu’elle publie les documents. En parallèle, le journaliste américain Mike Best avait lancé en octobre dernier un financement participatif pour pouvoir imprimer directement les documents et faire pression sur l’agence de sécurité américaine. Le site révèle des informations précieuses concernant les crises politiques qui ont secoué le monde à partir des années 40, date de la création de l’agence. On y trouve, par exemple, pas moins de 40 000 pages sur l’ancien secrétaire des Etats-Unis, Henry Kissinger, ou des analyses sur les opposants au régime du Shah en Iran à la fin des années 70. Plus surprenant, la CIA délivre également des rapports sur les extraterrestres ou sur les expériences qu’elle a menées. A l’instar du célèbre «projet Stargate», un programme de recherches de vingt-cinq ans sur la télépathie.

mercredi 18 janvier 2017

La Chine veut conquérir l'espace

L’année 2010 avait été marquée par une activité exceptionnelle et très diversifiée avec 15 tirs pour un total de 19 satellites incluant 2 microsats. On constate en effet, la multiplication des lancements de satellites de navigation Beidou (4 en 2010), ajoutés au lancement de la sonde lunaire Chang’e 2 et de plusieurs satellites de ressources terrestres incluant des capsules récupérables ainsi que de satellites de télécommunications. L’année 2011 confirme la montée en puissance des capacités chinoises même si du fait du lancement de trois satellites étrangers, le nombre de satellites chinois est en baisse relative. En dépit d’un échec pour la mise sur orbite d’un satellite scientifique, la Chine a élargi les panoplies de ses missions avec le lancement de Tiangong-1, le premier module de la future station chinoise, et son amarrage par un véhicule inhabité Shenzhou-8. Même la couverture médiatique tant nationale qu’internationale a été importante, comme l’on pouvait s’y attendre dans un domaine aussi sensible que les vols habités, il n’y a aucune surprise puisque la mission était annoncée depuis 2006 et initialement prévue pour 20109. La mise à poste de trois nouveaux satellites Beidou (Compass) a permis d’achever la couverture régionale en matière de navigation tandis que les lancements habituels en matière de télécommunications et d’observation se sont poursuivis à un rythme régulier. L’entrée dans la commercialisation est aussi notable même si certains clients n’ont pas véritablement fait d’appel d’offres sur le marché international et que le service de lancement s’est inscrit dans un accord beaucoup plus large et à forte connotation politique. Quant à l’annonce faite par certains de l’envoi d’un orbiteur martien Yinghuo-1, il s’agissait d’un lancement effectué par l’agence russe Roskosmos dans le cadre de la mission Phobos-Grunt qui n’a pas réussi à rejoindre l’orbite fixée. A lire en détail sur Fouga Magister.

vendredi 6 janvier 2017

Il faut boire de la bière

Incroyable mais vrai: les eaux usées des brasseries pourraient être utilisées en cas de nécessité pour fabriquer des batteries de qualité. Une bière pour les mélomanes voit le jour en Belgique Des ingénieurs de l'université du Colorado à Boulder (États-Unis) ont mis au point une procédure de production biocompatible permettant d'assembler des accumulateurs plus efficaces rien qu'en utilisant les eaux usées des brasseries locales. « La production d'un baril de bière nécessite environ sept barils d'eau », rappellent les ingénieurs en guise de préambule. « Puis toute cette eau usée va directement dans les égouts, sans qu'on puisse en faire usage. Cependant, elle pourrait être utilisée pour cultiver une moisissure spéciale permettant de créer des matériaux à base de carbone, soit les composants essentiels de la plupart des batteries modernes. » D'après les ingénieurs, pour stimuler la croissance d'une telle moisissure, il suffit d'en ajouter des spores dans des eaux usées et de les faire bouillir deux jours d'affilé. Puis il faut les filtrer et faire cuire la moisissure à 800 °C, jusqu'à ce qu'elle se carbonise. Le matériel ainsi obtenu — riche en carbone ? pourrait être utilisé par la suite pour assembler « des électrodes très efficaces pour batteries au lithium ionique ». Un camion avec 1.300 caisses de bière fait une sortie de route en Allemagne Ainsi, les ingénieurs ont réussi à intégrer la brasserie dans le secteur énergétique. À les en croire, si la nouvelle procédure parvient à atteindre un niveau commercial, les fabricants d'accumulateurs seront dotés d'un substrat idéal pour booster leur production.

La fin de la voiture à essence

A partir de 2030, le marché allemand n'acceptera plus que des voitures sans moteur à combustion interne. Encore récemment, on prévoyait le début de l'ère des voitures électriques pour 2 050 — précisément l'année prévue par le constructeur japonais Toyota pour renoncer complètement aux moteurs à combustion interne. Cependant, la situation évolue plus vite qu'on ne l'attendait. Six métiers où les robots remplaceront l’homme Les Länder fédéraux allemands suggèrent à la Commission européenne de concevoir un mécanisme de soutien au développement des transports sans émission de CO2. Ainsi, d'ici 2 030 déjà, le marché allemand envisage de n'être plus alimenté que par des voitures sans moteur à combustion interne. Le 4 novembre devra entrer en vigueur l'Accord global pour prévenir les changements climatiques déjà ratifié par 7 pays de l'UE, dont l'Allemagne. Pour remplir les termes de l'accord, d'ici 2 050 l'Allemagne devra réduire de 95 % ses émissions de CO dans l'atmosphère, ce qui implique qu'elle renonce aux voitures à essence dès 2 030. Surtout, ceux qui préfèrent les voitures à essence ou diesel n'ont plus aucun argument pour continuer d'empoisonner l'humanité car les deux principaux problèmes des voitures électriques — la vitesse et l'autonomie — sont pratiquement réglés aujourd'hu. En 2 008, Tesla Motors, une compagnie américaine de la Silicon Valley, lançait la production de la voiture électrique de sport Tesla Roadster, dont les performances n'avaient rien à envier aux voitures traditionnelles. En mai 2 010, la voiture électrique Daihatsu Mira EV transformée par le Club japonais des voitures électriques a parcouru plus de mille kilomètres sans recharge. Le 24 août 2 010, la voiture électrique Venturi Jamais Contente dotée de batteries lithium-ion a établi un record de vitesse de 495 km/h sur une distance de 1 000 m. Pendant l'essai, la voiture a atteint la vitesse maximale de 515 km/h. Seul problème: l'industrie des voitures électriques ne pouvait pas encore se vanter de proposer des prix abordables — les automobiles de ce type étant plus chères que les concurrents, en grande partie à cause de batteries trop coûteuses. Mais les partisans de la révolution électrique ne sont pas restés les bras croisés. Entre 2 007 et 2 014, le prix des batteries lithium-ion a diminué de 1 000 à 410 dollars le kWh. Sachant que les tarifs pour les leaders du marché, comme Tesla et Nissan, sont encore plus bas: 300 dollars et ils baissent de 8 dollars chaque année. Par ailleurs, l'Allemagne n'est pas la seule à vouloir donner le feu vert aux voitures électriques. Le gouvernement norvégien étudiait cet été l'éventualité de renoncer complètement à l'importation de voitures avec un moteur à combustion interne à partir de 2 025. Les voitures électriques sont devenues un acteur notable sur le marché de ce pays: 15 % des ventes de voitures sont des véhicules « propres ». C'est 100 fois plus que la moyenne mondiale.

mardi 27 septembre 2016

Accroc à NOLA

Je sais que ma passion pour le voyage fait débat chez mes collègues. Cette soif de voyages les dépasse, elle leur passe même complètement au-dessus de la tête. J'avoue que je suis régulièrement parti. Chaque fois que je prends une semaine, vous pouvez être certain que ce n'est pas pour rester à la maison ! Récemment, par exemple, j'ai encore fait un voyage de groupe à la Nouvelle Orléans. Ce qui étonne mes collègues, c'est la question économique de ce choix de vie. Comme vous pouvez vous en douter, ces vagabondages à travers le monde sont loin d'être gratuits. Et mes collègues ne comprennent pas pourquoi je mets autant d'argent dans quelque chose d'aussi fugace qu'un voyage. Ils préfèrent pour leur part acquérir une montre connectée. Et j'avoue que je ne les comprends pas plus qu'ils ne me comprennent (je n'ai pas exemple jamais compris l'intérêt de la montre connectée). Et je crois que ça ne changera jamais, car c'est au fond très simple : c'est une question de choix de vie. Avoir le dernier gadget high-tech me laisse complètement de marbre. Mais découvrir des pays inconnus, voilà un truc qui, à mon sens, vaut la peine de s'enflammer. Un voyage dure certes beaucoup moins longtemps qu'une montre ou un meuble, mais il promet à mes yeux une chose bien plus essentielle : des souvenirs. Pas mal de gens favorisent une vie de confort, et je respecte cette façon de voir. Pourtant, à mon sens, les journées du quoitiden sont des copies conformes, et ne laissent aucun souvenir. Je ne peux par exemple pas me rappeler ce que j'ai fait la semaine dernière. Alors que, dans le même temps, je sais que je ne pourrai jamais oublier ce que j'ai vu en Guyane, bien que je m'y sois rendu il y a un bail. Et ça, ça n'a vraiment pas de prix. Il est clair que ni mes collègues ni moi ne nous comprendront jamais. A chacun son point de vue. Je pense qu'on n'emporte pas son téléviseur 4K dans l'au-delà. Mais en ce qui concerne les souvenirs, je ne serai pas aussi catégorique... Comme disait feu Patrick : « L'amour qu'on a en soi, on l'emporte avec soi ». Alors pourquoi pas les souvenirs ? Ce qui est sûr, c'est que ce voyage m'a vraiment captivé, tant pour la destination proprement dite que pour l'organisation. Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur l’agence qui a organisé ce voyage à la Nouvelle-Orléans.

mercredi 17 août 2016

Les USA ne croient plus en la démocratie

Les États-Unis imposent leur vision de la démocratie au monde entier, y compris par la force, mais à l'intérieur du pays la population croit de moins en moins à ce modèle de gouvernement. C'est ce que montrent les résultats d'une nouvelle étude réalisée par deux politologues de Harvard, Roberto Foa et Yascha Mounk, à partir du World Values Survey et d'autres projets sociologiques. Les chercheurs ont partagé les résultats de leur travail dans les pages du New York Times et du journal en ligne Vox. "Nous avons découvert que les citoyens américains accordaient de moins en moins d'importance à la vie en démocratie. Leur attitude envers les principales institutions démocratiques devient de plus en plus négative. Le plus inquiétant est qu'ils sont de plus en plus ouverts aux alternatives non libérales. Les Américains ne sont pas simplement répugnés par des institutions ou des représentants politiques concrets: la démocratie libérale les répugne à un niveau étonnamment élevé". Les experts indiquent également que les "jeunes Américains tournent le dos à la politique" et sont "ouverts à une gouvernance non démocratique". D'après les sondages, parmi ceux qui sont nés dans les années 1980 et plus tard, moins de 30% jugent crucial de vivre en démocratie. Parmi les Américains nés avant la Seconde Guerre mondiale, plus de 70% sont de cet avis. En 1995 moins de 20% des Américains aisés se prononçaient en faveur d'un "dirigeant fort" n'ayant pas besoin de s'expliquer devant le parlement ou de tenir compte des résultats des élections, mais ils sont plus de 40% aujourd'hui. Dans l'ensemble, selon les politologues, un "tiers des Américains" considèrent aujourd'hui le système de gouvernance de leur pays "pas du tout démocratique".

Le chômage reprend en France

Après une légère embellie en novembre, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité est reparti à la hausse en décembre 2015, avec une augmentation de 0,4 % pour s'établir à 3,59 millions de chômeurs en métropole. L'année 2015 s'est achevée comme elle avait commencé : avec une hausse du chômage. Après un léger recul en novembre, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a augmenté de 15 800 personnes (+0,4%) en décembre, concluant l'année 2015 sur un record de 3,59 millions de chômeurs en métropole, a annoncé, mercredi 27 janvier, le ministère du Travail. Le ministère impute notamment cette nouvelle hausse aux attentats du 13 novembre et à leurs conséquences sur l’économie française. "Ce résultat du mois de décembre traduit notamment les effets de la baisse d’activité enregistrée par plusieurs secteurs dans le contexte que nous avons connu en novembre et décembre", indique-t-il dans un communiqué. Sur l'ensemble de l'année 2015, Pôle emploi a accueilli 89 900 chômeurs supplémentaires (+2,6 %), soit la plus faible hausse depuis 2010. "Malgré une augmentation du nombre d’inscrits en catégorie A, l’année 2015 marque une inflexion réelle : 46 000 créations nettes d’emplois auront été enregistrées après plusieurs années de destruction", souligne le ministère du Travail. Il ajoute que les actions du gouvernement en faveur des jeunes ont donné "des résultats probants" : "Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a diminué de 4,0 % sur l’année. Il s’agit de la première année de baisse sensible du chômage des jeunes depuis 2010."