jeudi 14 septembre 2023

Avoir la Foi au 21ème Siècle : Un Défi Contemporain

 Au 21ème siècle, dans un monde marqué par des avancées scientifiques, des bouleversements sociaux et une diversité culturelle sans précédent, la question de la foi occupe une place complexe. Alors que la foi religieuse a été un pilier de la vie de nombreuses personnes pendant des siècles, elle se heurte désormais à des défis et à des interrogations particulières dans un contexte moderne. Dans cet essai, nous allons explorer la signification de la foi au 21ème siècle, les défis qui se posent, et les différentes voies qui s'offrent à ceux qui cherchent à maintenir leur foi dans un monde en évolution.

 La Signification de la Foi au 21ème Siècle

La foi est une expérience profondément personnelle et variable d'une personne à l'autre. Dans un contexte religieux, la foi implique souvent une croyance en un être supérieur ou en des enseignements spirituels, qui guide la vie et les actions d'un individu. Cependant, la foi peut aussi être comprise de manière plus large, comme une confiance profonde dans quelque chose de plus grand que soi, que ce soit une puissance divine, un idéal moral ou une cause humanitaire.

Au 21ème siècle, la signification de la foi évolue. Alors que la religion organisée continue d'attirer de nombreux croyants, un nombre croissant de personnes se considèrent comme spirituelles plutôt que religieuses. La foi peut s'exprimer à travers une variété de pratiques et de croyances, de la méditation au bénévolat, en passant par l'engagement social.

 Les Défis de la Foi au 21ème Siècle

La foi au 21ème siècle est confrontée à plusieurs défis distincts :

1. La Science et la Raison : Les progrès scientifiques ont remis en question certaines croyances religieuses traditionnelles. La tension entre la foi et la science peut être un défi pour ceux qui cherchent à concilier ces deux domaines.

2. La Sécularisation : Dans de nombreuses sociétés, la sécularisation est en hausse, avec un déclin de la religiosité institutionnelle. Cela peut créer un sentiment d'isolement pour les croyants et rendre difficile la pratique de leur foi au sein de communautés plus petites.

3. La Pluralité Religieuse : La mondialisation a conduit à un mélange de cultures et de religions, créant une diversité religieuse sans précédent. Cela peut soulever des questions sur la validité de sa propre foi parmi une multitude de croyances concurrentes.

4. Les Crises Morales et Éthiques : Les défis moraux et éthiques contemporains, tels que les inégalités, les conflits mondiaux et les questions environnementales, peuvent remettre en question la foi en des principes moraux et divins.

 Voies pour Avoir la Foi au 21ème Siècle

Alors, comment peut-on maintenir la foi au 21ème siècle ? Voici quelques voies que les individus peuvent envisager :

1. La Recherche et la Réflexion : Les croyants peuvent approfondir leur compréhension de leur propre foi en lisant des textes sacrés, en étudiant la théologie ou en participant à des groupes de discussion. La connaissance approfondie peut renforcer la foi.

2. L'Adaptation : Dans un monde en constante évolution, l'adaptation de la foi aux réalités contemporaines peut être nécessaire. Cela peut signifier une réinterprétation des enseignements religieux ou une réflexion sur la manière dont la foi peut répondre aux problèmes actuels.

3. La Communauté : La foi peut être renforcée par l'appartenance à une communauté de croyants. Le partage de la foi avec d'autres peut apporter du soutien, de la camaraderie et un sens de la mission commune.

4. La Pratique Spirituelle : Les pratiques spirituelles telles que la prière, la méditation ou la contemplation peuvent nourrir la foi en créant un espace intérieur pour la connexion spirituelle.

5. L'Engagement Social : Beaucoup trouvent une expression de leur foi dans l'engagement social et humanitaire. Agir pour la justice sociale et le bien-être des autres peut renforcer la foi en mettant en pratique les principes religieux ou spirituels.

 Conclusion

La foi au 21ème siècle est une expérience en constante évolution qui nécessite réflexion, adaptation et engagement. Alors que les défis de la science, de la sécularisation, de la pluralité religieuse et des crises morales sont bien réels, de nombreuses voies sont ouvertes pour maintenir et renforcer la foi. Que l'on choisisse de suivre une tradition religieuse établie, d'explorer une spiritualité personnelle ou de s'engager dans l'action sociale, la foi continue d'être une source de réconfort, de guidance et de sens pour de nombreuses personnes au 21ème siècle. La quête de la foi reste un voyage personnel et significatif dans un monde en constante évolution.

mardi 20 juin 2023

Le futur de la Formule 1 : l'innovation à l'avant-garde

 

La Formule 1, réputée pour sa quête incessante de vitesse et de précision, a toujours été le fer de lance de l'innovation technologique dans le sport automobile. Au fil des ans, les progrès technologiques ont joué un rôle essentiel dans l'évolution de ce sport, faisant de la Formule 1 un haut lieu de l'ingénierie et de la conception de pointe. Dans les paragraphes suivants, nous allons nous pencher sur certaines innovations et technologies bien connues qui ont révolutionné la Formule 1, la hissant au sommet du sport automobile.

L'aérodynamique est depuis longtemps un domaine d'intérêt crucial en Formule 1. Les groupes investissent des ressources considérables dans le développement d'éléments aérodynamiques sophistiqués pour maximiser la force d'appui et minimiser la traînée. Par exemple, l'introduction d'ailes avant et arrière, de bargeboards et de surfaces complexes a considérablement amélioré les performances d'une voiture en augmentant la traction et en réduisant les turbulences. En outre, le développement du système DRS (Drag Lessening System) permet aux pilotes d'ajuster l'angle des ailes arrière, ce qui favorise les possibilités de dépassement dans les lignes droites.

En 2014, la Formule 1 est passée aux moteurs hybrides, remplaçant les moteurs V8 traditionnels. Ces unités de puissance de pointe combinent un moteur V6 turbocompressé de 1,6 litre avec une méthode de récupération de la vitalité (ERS). L'ERS récupère l'énergie des gaz d'échappement et du freinage et la conserve dans des batteries en vue d'une utilisation ultérieure. Ces technologies ont permis d'améliorer considérablement le rendement énergétique et la puissance générale, tout en réduisant les émissions de polluants carboniques. L'intégration de modèles hybrides a repoussé les limites de l'ingénierie automobile et ouvert la voie à des courses durables.

Les matériaux composites, par exemple les fibres de carbone, sont devenus le premier choix pour la construction des voitures de Formule 1. Ces matériaux offrent un rapport énergie/poids élevé, ce qui permet d'obtenir des châssis et des carrosseries plus légers et beaucoup plus rigides. L'utilisation généralisée de matériaux composites à base de fibres de dioxyde de carbone a amélioré la sécurité générale des voitures, leur permettant de mieux résister aux chocs à grande vitesse. En outre, les matériaux composites sont utilisés dans la production de facteurs critiques tels que les bras de révocation, les disques de frein et les boîtiers de boîte de vitesses, ce qui améliore les performances globales et la fiabilité.

Les équipes de Formule 1 acquièrent et évaluent de grandes quantités d'informations pendant les courses et les séances d'essai. Ces données concernent la télémétrie, le comportement des roues, les performances aérodynamiques, etc. Des outils avancés d'analyse et de simulation de l'information sont utilisés pour optimiser les stratégies, la configuration des voitures et les techniques de course. Par exemple, les équipes analysent la dégradation et la température des roues pour déterminer les fenêtres optimales de sortie des stands, ce qui leur permet de prendre l'avantage sur leurs concurrents. L'analyse des détails en temps réel est désormais cruciale pour faire des choix à la seconde près pendant les épreuves.

La sécurité est une préoccupation majeure de la Formulation 1, qui a permis des avancées techniques significatives. L'introduction du dispositif HANS (Head and Neck Assist) au début des années 2000 a réduit le risque de blessures à la tête et au cou. En outre, le développement de barrières absorbant les chocs, telles que les barrières Tecpro et Safer, a renforcé la protection des conducteurs. Plus récemment, la création du système de protection du cockpit Halo a encore renforcé la sécurité du pilote en déviant les effets potentiels et en minimisant le risque de blessures à l'esprit.

La technologie de simulation joue un rôle essentiel en Formule 1, car elle permet aux groupes d'améliorer leurs performances sans se retrouver physiquement sur la piste. Des simulateurs avancés permettent aux individus et aux techniciens de tester virtuellement diverses configurations et techniques, en reproduisant les conditions de la course. La technologie de la réalité virtuelle (VR) est également utilisée pour offrir des activités immersives, permettant aux spectateurs de vivre l'excitation de la Solution 1 du point de vue du pilote.

La Formule 1 a régulièrement repoussé les limites de l'innovation et de la technologie, suscitant des avancées dans divers domaines. De l'aérodynamique aux unités hybrides potentielles, en passant par l'analyse des données de Google et les innovations en matière de sécurité de base, le sport a constamment évolué pour offrir des courses plus rapides, voiture de course plus sûres et plus durables. Alors que la Formule 1 continue d'embrasser les percées technologiques, le sport continuera d'être une plateforme intéressante pour la supériorité de l'ingénierie, captivant de nombreux fans à travers le monde.


 

mercredi 12 avril 2023

La philosophie du bien commun

 

bien typique, ce qui profite à la culture en général, contrairement au bien non public des individus et des parties de la société. De l'ère des revendications de la cité grecque antique à la philosophie gouvernementale moderne, l'idée du grand commun s'est orientée vers la chance que des biens particuliers, tels que la protection et les droits appropriés, ne puissent être atteints que par la citoyenneté, l'action collective et la participation énergique. dans l'espace public de la politique nationale et des services publics généraux. Essentiellement, la notion du grand typique est vraiment un déni que la société est et devrait être composée de personnes atomisées vivant dans la solitude les unes des autres. Au lieu de cela, ses partisans ont affirmé que les gens peuvent et devraient vraiment vivre leur mode de vie en tant que résidents profondément dans les relations sociales. L'idée du bien commun a été un thème cohérent dans la philosophie politique occidentale, plus particulièrement au sein de la fonction d'Aristote, Niccolò Machiavelli et Jean-Jacques Rousseau. Cela a été le plus clairement développé dans la théorie politique du républicanisme, qui a soutenu que le bien commun est quelque chose qui peut simplement être réalisé par des moyens gouvernementaux ainsi que par l'action combinée des résidents participant à leur propre gouvernement autonome. En même temps, la notion de grand type continue d'être soigneusement assurée avec le concept de citoyenneté, un engagement mutuel envers les biens typiques et la valeur du mouvement politique en tant que service public général. Par conséquent, il offre joué un rôle notable dans la défense des arrangements constitutionnels républicains, en particulier la protection de la Constitution des États-Unis dans les documents fédéralistes. Dans le livre I de la Politique nationale, Aristote affirmait que l'homme est naturellement gouvernemental. Ce n'est que par l'implication en tant que résidents dans la communauté politique, ou polis, fournie par leur état, que les gars pourraient atteindre le bien commun de la sécurité communautaire, uniquement en tant que résidents et par une proposition énergique avec la politique nationale, qu'il s'agisse d'un fonctionnaire, d'un individu au sein de la délibération des lois et des droits propres, ou comme un soldat défendant la polis, que le grand commun peut être accompli. Certes, Aristote a affirmé que seules les issues du grand type ont raison ; les problèmes pour les grands de vos dirigeants sont incorrects. La notion de grand commun a été reprise à la fin de la quinzième et au début de la seizième générations dans l'œuvre de Machiavel, plus notoirement dans Le Prince. Machiavel a soutenu que la sécurisation du bien commun reposerait sur la présence de résidents vertueux. En effet, Machiavel a créé la notion de virtù pour désigner la qualité de promouvoir le bien commun via l'action citoyenne, que ce soit par le mouvement militaire ou politique. Pour Rousseau, écrivant au milieu du XVIIIe siècle, l'idée du bien commun, accompli grâce à l'engagement actif et volontaire des habitants, devait être reconnue à partir de la poursuite de la volonté privée d'un individu. Ainsi, la « volonté générale » des citoyens d'une république, agissant comme corps d'entreprise tout entier, doit être distinguée de la volonté spécifique de la personne. Le pouvoir gouvernemental serait simplement considéré comme authentique s'il était basé sur la volonté fondamentale et vers le grand commun. La poursuite du bien le plus populaire permettrait à la condition d'agir comme une communauté morale. L'importance du bien commun envers le parfait républicain a été notamment illustrée à l'aide de la publication des journaux fédéralistes, où Alexander Hamilton, David Madison et John Jay ont fourni une protection passionnée contre la nouvelle Constitution américaine. Madison, par exemple, a fait valoir que les constitutions politiques devraient rechercher des dirigeants avisés et critiques à la recherche du bien le plus populaire. Dans l'ère actuelle, plutôt qu'un grand commun solitaire, l'accent a été mis sur le potentiel de reconnaissance de plusieurs produits communs identifiés politiquement, y compris certains biens résultant de l'acte de citoyenneté. Le grand commun a été considéré soit comme le grand groupe d'un groupe interpersonnel, soit comme l'agrégat de produits individuels, soit comme l'ensemble des problèmes des produits individuels.

mardi 14 février 2023

Améliorer le tourisme

 

Les petites entreprises sont le point d'ancrage de l'économie mondiale, représentant 90 % des entreprises, 60 à 70 % des emplois et 50 % du PIB mondial. Une reprise financière mondiale puissante et durable n'est possible que si ces entreprises parviennent à s'adapter au comportement des consommateurs après le COVID. C'est là que la numérisation est l'excellent égalisateur. La technologie numérique sera le moteur de la reprise pour les petites entreprises, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, l'adoption des appareils cellulaires permet aux individus de profiter plus facilement des avantages de la numérisation. Le passage au numérique va tout simplement s'accélérer dans les années à venir, puisque le nombre d'utilisateurs de téléphones portables dans le monde devrait passer de 6,38 milliards en 2021 à 7,52 milliards en 2026.

Deuxièmement, la façon dont les gens font leurs courses continue de se transformer pendant longtemps. Les magasins de briques et de mortier auront toujours leur place, mais les achats se feront de plus en plus en ligne. En juin, Morgan Stanley a prévu que le marché mondial du commerce électronique passerait de 3 300 milliards de dollars actuellement à 5 400 milliards de dollars en 2026, soit une augmentation de plus de 60 % en quatre ans. Pour les petites entreprises, les avantages de la numérisation sont évidents. Les entreprises dotées d'une technique électronique puissante étaient mieux placées et diversifiées pour faire face à la récession, car leurs stations Internet atténuaient la perte des achats en magasin. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les entreprises qui se sont engagées à assurer leur avenir numérique ont bénéficié de plusieurs autres avantages à long terme, tels qu'une meilleure communication et une entrée plus facile sur les marchés mondiaux.

Une étude indépendante a également révélé que les petites entreprises qui ont donné la priorité au changement électronique ont vu leurs revenus doubler par rapport à celles qui commençaient à s'engager dans cette voie, et que leurs bénéfices ont été huit fois plus élevés que ceux des entreprises qui n'ont pas mis l'accent sur la numérisation. La bonne nouvelle, c'est que la numérisation progresse, selon l'étude de l'OCDE, qui a découvert que jusqu'à 70 % des petites entreprises intensifient leur utilisation des technologies numériques en raison de la pandémie. Chez Ant Team, nous utilisons nos technologies de remboursement électronique, de marketing et de publicité ainsi que nos plateformes de financement pour aider les petites entreprises à s'imposer dans le climat économique actuel, de plus en plus numérique et sans frontières.

Alipay , une suite de solutions transfrontalières de paiement numérique, de marketing et de publicité, relie des marques internationales à des consommateurs avertis par téléphone portable dans le monde entier. Actuellement, Alipay permet à 2,5 millions de commerçants du monde entier de s'engager auprès de plus d'un milliard de clients de portefeuilles électroniques, en particulier ceux des pays d'Asie du Sud-Est. Cela signifie que les adultes non bancarisés ou sous-bancarisés disposant d'un téléphone intelligent peuvent effectuer des paiements hors ligne et en ligne aussi facilement que les personnes possédant une carte bancaire ou une carte de crédit d'une institution financière.

Lors de la Fintech Celebration de Singapour en novembre, nous avons franchi une nouvelle étape dans l'aide aux petites entreprises en dévoilant notre nouveau service Alipay D-shop. Il fournit une série d'outils permettant de numériser les obligations, les procédures, les services, voyage en Suède le marketing et la publicité d'un commerçant. De nombreuses entreprises de restauration (FAndB) utilisent désormais le D-shop d'Alipay pour numériser leurs boutiques et leurs opérations afin d'augmenter leurs revenus et d'offrir une meilleure expérience aux consommateurs. Nous ne pouvons pas sous-estimer le pouvoir de l'esprit d'entreprise, notamment des millions de petites entreprises dans le monde. Elles sont le moteur du développement mondial, mais elles sont toujours en difficulté à cause de la pandémie. Nous avons une opportunité générationnelle de résoudre ce problème en utilisant la numérisation pour les aider à atteindre un tout nouveau groupe de clients dans le monde entier.

mardi 3 janvier 2023

La pire récession des restaurants arrive

 Les ménages dont l'échelle de revenu est inférieure à 80% sont au maximum.
Juillet s'est avéré être un mois difficile pour les chaînes de restaurants », indique le rapport.
Le trafic piétonnier dans les chaînes de restaurants a diminué de 4,7% en juillet d'une année à l'autre. Les ventes des magasins comparables ont diminué de 2,8%, le 17e mois consécutif de baisses d'une année à l'autre, la plus longue récession depuis 2009.
Sur une base de deux ans, les ventes des magasins comparables ont diminué de 4,2% par rapport à juillet 2015 et le trafic a diminué de 8,7%.
Les ventes n'ont augmenté que sur 12 marchés et diminué sur 183 marchés. La Californie a de nouveau été la région la moins mauvaise, avec des ventes à magasins comparables en baisse de 0,7% et un trafic piétonnier de 3,6%. En d'autres termes, aucune région n'a eu de résultats positifs. Le Midwest a été la pire région »avec des ventes en baisse de 3,6% et un trafic piétonnier en baisse de 5,2%.
Alors que l'économie continue de croître à un rythme modéré et que les gains d'emplois restent solides, le consommateur semble être en vacances - au sens propre comme au figuré », a déclaré le rapport de TDn2K dont Restaurant Industry Snapshot suit les ventes de 27 000 unités de restauration de 155 marques, générant 67 milliards de dollars. en revenus annuels. Cela représente environ 10% des revenus totaux des restaurants et des débits de boissons, selon le Département du commerce. Le rapport ajoute:
L'un des indicateurs les plus clairs que les ménages dépensent avec prudence est l'assouplissement des achats importants. En juillet, pour le onzième mois sur les douze derniers, les ventes de véhicules étaient inférieures au taux affiché l'année précédente. Les ventes de maisons, bien que toujours en hausse, progressent désormais à un rythme décélérant. »
Les ventes d'aliments ont diminué et les ventes d'alcool ont diminué. Les prix étaient en hausse - le montant moyen par chèque a augmenté de 1,8% en juillet - mais cela n'a pas suffi à compenser la baisse du nombre de clients. Le rapport a blâmé les consommateurs qui étaient au maximum:
Les ménages maintiennent actuellement leur mode de vie en réduisant leur taux d'épargne, ce qui limite probablement les dépenses en biens discrétionnaires. Nous devrons peut-être attendre l'automne ou le début de l'hiver, en supposant que les gains salariaux s'accélèrent d'ici là, pour voir une reprise des ventes dans les restaurants. »
Donc, tout le monde attend des augmentations de salaire pour les 80% de salariés les plus faibles qui vont finalement dépasser l'inflation. C'est tout ce qu'il faudrait pour stimuler l'économie, et même la restauration. Les gens attendent depuis des années ces augmentations de salaire réel. Mais cela ne se produit tout simplement pas.
Le rapport a souligné que ceux à l'extrémité supérieure de l'échelle des revenus, ceux qui peuvent se permettre des chaînes de restaurants haut de gamme, tiraient leur poids dans le segment de la gastronomie:
La gastronomie et le casual haut de gamme continuent de surperformer les autres segments de l'industrie. La gastronomie a été le seul segment en hausse en juillet (0,4%) et le casual haut de gamme a baissé de manière fractionnée. Le ralentissement des ventes occasionnelles rapides constaté dans le passé s'est poursuivi en juillet, tout comme la faiblesse du service rapide.
Les chaînes de restaurants sont frappées par une combinaison de facteurs, notamment:
L'afflux de restaurants indépendants, du haut de gamme aux charcuteries.
Aliments préparés à emporter disponibles dans toutes les épiceries.
Les kits de remplacement de repas financés par VC, tels que Blue Apron, l'une des introductions en bourse les plus attendues de cette année, se sont totalement écrasés.
Dépanneurs.
Camions de nourriture.
Ces données sont basées sur les chaînes de restaurants, représentant environ 10% des ventes totales de restaurants et de débits de boissons. Mais les chiffres commencent à apparaître dans l'ensemble du secteur des services de restauration et des débits de boissons », comme l'appelle le Département du commerce. Cela inclut les camions à tacos et similaires.
En juin, les ventes, à 56,0 milliards de dollars, corrigées des variations saisonnières mais pas de l'inflation, étaient stables par rapport à novembre 2016, une période de 8 mois sans croissance. Ils ont baissé de 0,6% par rapport à janvier mais sont toujours en hausse de 1,7% d'une année à l'autre. Dans le graphique, notez la période de deux ans sans croissance pendant la Grande Récession - et comment les ventes ont bondi de 49% depuis:
Mais une fois l'inflation prise en compte, la difficulté de l'ensemble du secteur devient plus claire. J'ai ajusté les ventes dans les services de restauration et les débits de boissons "(par le Département du commerce) pour les changements de prix comme le reflète l'indice des prix à la consommation pour les aliments hors de la maison" (par le Bureau of Labor Statistics). Et soudain la morosité du secteur passe au premier plan.
Pendant la Grande Récession, les ventes totales corrigées de l'inflation (en dollars d'aujourd'hui) ont chuté d'environ 7% de novembre 2007 à décembre 2009. Depuis lors, les ventes n'ont augmenté que de 22% (contre 49% non corrigées de l'inflation).
En juin 2017, les ventes ont retrouvé leur niveau de décembre 2015, soit 19 mois sans croissance, les six derniers mois étant en baisse:
Comme le souligne le rapport TDn2K, les ménages ont du mal à maintenir leur mode de vie et ceux qui ont des économies y plongent. Mais plus de la moitié des ménages américains n'ont pas d'épargne dans laquelle puiser.
Ainsi, la dette de carte de crédit, à 1,02 billion de dollars, a atteint un niveau record. Les soldes des prêts automobiles, à 1,13 billion de dollars, ont de loin dépassé leur record historique. Les coûts du logement absorbent une part de plus en plus importante des revenus. Les coûts des soins de santé montent en flèche. Les ménages avec des enfants à l'université paient un lourd tribut. De nombreux milléniaux, même ceux qui ont de bons emplois, débloquent leurs prêts étudiants, qui ont grimpé de 164% au cours des dix dernières années pour atteindre 1,45 billion de dollars. Et les dépenses discrétionnaires ajustées en fonction de l'inflation, comme pour les restaurants, par des personnes à 80% de l'échelle de revenu inférieure, en pâtissent. Quelque chose doit donner. C'est la description d'une économie foirée.

mardi 20 septembre 2022

La société de Doha

 Une conférence mondiale a été structurée pour présenter à tous une nouvelle découverte archéologique. L'invention d'une nouvelle tradition suggère des processus d'innovation et de diversification sociale survenus dans les pays d'Asie orientale au cours d'une période d'hybridation héréditaire et culturelle. Même si des recherches antérieures ont reconnu que l'Homo sapiens est arrivé en Asie du Nord il y a environ 40 000 ans, une grande partie des modes de vie et des adaptations sociales de ces premiers individus, ainsi que de leurs relations possibles avec des organisations archaïques, reste non identifiée. Dans la recherche de solutions, le bassin de Nihewan, dans le nord de l'Extrême-Orient, avec une profusion de sites archéologiques dont l'âge varie de 2 000 à 10 000 ans, offre l'une des meilleures possibilités de comprendre l'évolution des actions culturelles en Asie du Nord-Est. Un nouvel article publié dans la revue Nature décrit une culture distinctive vieille de 40 000 ans sur le site de Xiamabei dans le bassin de Nihewan. En utilisant la plus ancienne preuve reconnue de traitement de l'ocre dans les pays d'Asie de l'Est et certaines ressources rocheuses distinctes ressemblant à des lames, Xiamabei contient des caractéristiques d'expression culturelle qui sont distinctives ou extrêmement rares en Asie du Nord-Est. Avec la collaboration d'une équipe internationale de chercheurs, la recherche sur les découvertes offre de nouvelles informations importantes sur l'innovation sociale tout au long de l'expansion des communautés d'Homo sapiens. "Xiamabei se distingue de tout autre site archéologique reconnu en Chine, car il présente un ensemble inédit de qualités sociales à une époque antérieure", déclare le docteur. Fa-Gang Wang de l'Institut provincial des reliques culturelles et de l'archéologie du Hebei, dont l'équipe a initialement fouillé le site. "La capacité des hominines à vivre dans les latitudes nordiques, dans un environnement froid et extrêmement saisonnier, a probablement été facilitée par le développement de la tradition au moyen d'adaptations financières, interpersonnelles et symboliques", déclare le docteur Shixia Yang, chercheur à l'Académie orientale des sciences et à l'Institut Maximum Planck pour la science de l'histoire humaine, à Iéna, en Allemagne. "Les découvertes faites à Xiamabei nous aident à comprendre ces adaptations et leur rôle possible dans les migrations humaines." L'une des fonctions culturelles importantes découvertes à Xiamabei est sans aucun doute l'utilisation intensive de l'ocre, comme le montrent les artefacts utilisés pour traiter de grandes quantités de pigment. Les artefacts consistent en deux morceaux d'ocre avec des compositions nutritives différentes ainsi qu'une dalle calcaire allongée avec des zones lissées portant des taches d'ocre, le tout à la surface d'un sédiment teinté en rouge. Les analyses effectuées par les experts de votre Collège de Bordeaux, dirigés par le professeur Francesco d'Errico, montrent que différentes sortes d'ocre ont été apportées à Xiamabei et traitées par pilonnage et abrasion pour créer des poudres de couleur et de régularité différentes, dont l'utilisation a imprégné le sol de l'habitation. La production d'ocre à Xiamabei représente la toute première illustration connue de cet exercice dans les pays d'Asie orientale. Les ressources rocheuses de Xiamabei témoignent d'une adaptation sociale innovante pour le nord de l'Extrême-Orient il y a 40 000 ans. Comme on sait peu de choses sur les secteurs de l'outillage en pierre dans les pays d'Asie de l'Est jusqu'à ce que les microlames deviennent la technologie dominante il y a environ 29 000 ans, les découvertes de Xiamabei offrent un aperçu important des industries de fabrication d'outils tout au long d'une importante période de transition. Les outils en pierre en forme de lame découverts à Xiamabei étaient uniques pour la région, la grande majorité des ressources étant miniaturisées, Doha plus de la moitié mesurant moins de 20 millimètres. Sept des outils en pierre présentaient des preuves évidentes de la présence d'un manche, et l'analyse des pratiques et des résidus indique que les ressources ont été utilisées pour percer, gratter le sol, tailler des herbes et couper des animaux domestiques. Les habitants du site ont créé des outils à manche et à usages multiples, démontrant un système technologique compliqué pour changer les composants bruts, ce qui n'est pas le cas des sites plus anciens ou plus jeunes. Les documents provenant d'Asie de l'Est indiquent que diverses adaptations ont eu lieu lorsque les humains contemporains sont arrivés sur place il y a environ 40 000 ans. Bien qu'aucun reste d'hominine n'ait été trouvé à Xiamabei, la présence de fossiles humains contemporains dans le site contemporain de Tianyuandong et les sites légèrement plus jeunes de Salkhit et de la grotte supérieure de Zhoukoudian, montre que les visiteurs de Xiamabei étaient des Homo sapiens. Des technologies lithiques variées et l'existence de certaines améliorations, comme les outils à manche et la manipulation de l'ocre, mais pas d'autres améliorations, comme les ressources formelles en tissu osseux ou les décorations, pourraient refléter une tentative de colonisation précoce par des humains contemporains. Cette période de colonisation pourrait avoir permis des échanges héréditaires et culturels avec des groupes archaïques, tels que les Denisovans, avant d'être finalement remplacés par des vagues ultérieures d'Homo sapiens utilisant des systèmes de microlames. En raison de la nature maternelle unique de Xiamabei, les auteurs des nouveaux articles affirment que les archives archéologiques ne correspondent pas à l'idée d'un progrès social constant, ou d'un groupe d'adaptations entièrement créé qui a permis aux premiers hommes de s'étendre hors d'Afrique et autour de la planète. Les auteurs soutiennent plutôt que nous devons nous attendre à trouver une mosaïque de modèles d'avancement, avec la propagation d'améliorations antérieures, la persistance de coutumes locales, ainsi que l'invention toute proche de pratiques toutes nouvelles, le tout dans une phase de transition. "Nos résultats révèlent que les scénarios évolutifs actuels sont trop simples", déclare le professeur Michael Petraglia, de l'Institut Maximum Planck à Iéna, "selon lequel les humains modernes, et notre tradition, ont émergé par le biais de cas répétés mais variables d'échanges héréditaires et interpersonnels sur de grandes étendues géographiques, plutôt que sous la forme d'une vague de dispersion rapide et solitaire à travers les pays asiatiques."

vendredi 22 juillet 2022

Leçons d'Asie de l'Est pour l'Europe

 À la suite de la Grande Récession, un débat controversé a éclaté sur la question de savoir si l'austérité est utile ou nuisible à la croissance économique. Cette colonne compare les expériences des pays d'Asie de l'Est - dont les dirigeants ont réagi à la crise financière d'Asie de l'Est par une politique budgétaire expansionniste - avec celles des pays périphériques européens pendant la Grande Récession. Les auteurs soutiennent que ce fut une erreur pour les pays périphériques européens de passer de l'expansion budgétaire à la consolidation avant que leurs économies ne se soient redressées.
Dans le sillage de la Grande Récession, un débat controversé a éclaté sur la question de savoir si l'assainissement budgétaire, moins formellement connu sous le nom d'« austérité », est utile ou nuisible à la croissance économique. D'un côté, l'austérité est expansionniste lorsqu'elle est obtenue par des réductions de dépenses plutôt que par des hausses d'impôts (Alesina et Perotti 1995, Alesina et Ardagna 2010). Un autre point de vue, conforme aux prescriptions des manuels en matière de politique budgétaire anticyclique, suggère que l'assainissement budgétaire est préjudiciable à la croissance lorsqu'il est mis en œuvre en pleine crise (Blanchard et Leigh 2013). Les deux camps, cependant, ignorent la richesse des informations inhérentes à la comparaison des performances économiques des pays qui poursuivent l'austérité budgétaire avec ceux qui optent pour une voie différente.
Contrairement à la littérature précédente sur l'ajustement budgétaire, c'est précisément l'approche que nous adoptons dans un nouvel article, Two Tales of Adjustment: East Asian Lessons for European Growth » (Chari et Henry 2015). À environ une décennie d'intervalle, l'Asie de l'Est et l'Europe ont chacune été frappées par des récessions causées par un ensemble similaire de facteurs : des prêts excessifs (en particulier dans l'immobilier) entraînant une incidence élevée de prêts non performants et la faillite d'institutions financières, suivis d'une grave resserrement du crédit. Les dirigeants d'Asie de l'Est ont répondu par une politique budgétaire expansionniste classique, tandis que les dirigeants européens sont passés de l'expansion budgétaire à la consolidation avant que leurs économies en crise ne se soient redressées.
À l'aide d'une macro étude de cas dans l'esprit de l'approche d'expérimentation politique (voir Henry 2007, Henry et Miller 2009), nous exploitons les similitudes entre les causes de la crise financière asiatique de 1997-1998 et la crise mondiale de 2008-2009 - et les différences dans les réponses de politique économique - pour fournir un cadre dans lequel nous pouvons répondre de manière plus définitive à la question suivante : le passage important et brutal de la relance budgétaire à la consolidation budgétaire en Europe à un moment où la production continuait de baisser a-t-il causé sa reprise après la crise ? être plus lent et moins complet qu'il ne l'aurait été en l'absence de ce renversement de politique ?
Deux crises, deux réponses de politique budgétaire
Au début de la crise asiatique, les responsables du Fonds monétaire international (FMI) ont exhorté les gouvernements asiatiques à poursuivre l'assainissement budgétaire comme moyen d'améliorer le compte courant par une diminution de l'absorption, stabilisant ainsi la balance des paiements. Au bord de la perte d'accès au marché des capitaux et ayant désespérément besoin de liquidités, les pays asiatiques en crise se sont conformés à la prescription du FMI afin de recevoir des prêts d'urgence. Peu de temps après la signature des accords initiaux, le FMI est cependant revenu sur sa prescription initiale et a permis à ses clients d'Asie de l'Est d'augmenter leurs déficits en permettant aux stabilisateurs automatiques de s'installer.
L'approche politique en Europe après la crise mondiale était assez différente. Là, à partir de l'automne 2008, le FMI a encouragé les pays à rechercher des mesures de relance budgétaire. Deux ans plus tard, les gouvernements européens ont changé de tactique et se sont tournés vers l'austérité. Ils ont réduit les déficits budgétaires en tant que fraction du PIB et ont annoncé le pacte budgétaire européen en mars 2011. Le fait que l'Europe s'éloigne des mesures de relance pour adopter une position politique radicalement différente au milieu d'une crise dont les causes sont très similaires à celle de l'Asie nous permet de voir la trajectoire de la production en Asie comme indicateur de ce qui aurait pu se passer dans les pays périphériques de la Grèce, de l'Irlande, de l'Italie, du Portugal et de l'Espagne (GIIPS) si l'Europe avait maintenu le cap avec des mesures de relance.
Deux graphiques simples - l'un du déficit et l'autre de la croissance du PIB, tous deux tracés dans le temps d'un événement spécifique à la région - illustrent les différentes réponses politiques en Asie et en Europe et leurs conséquences sur la croissance. Le graphique 1 montre que l'Asie de l'Est a adopté une politique budgétaire relativement neutre à expansionniste au milieu et immédiatement après la crise. La figure 1 montre également l'approche sensiblement différente adoptée dans les pays de la périphérie européenne (GIIPS). Dans les GIIPS, les soldes budgétaires structurels et primaires se sont sensiblement accrus en 2008 et 2009. Cependant, à partir de 2010, le modus operandi de la politique économique européenne est passé de la relance à l'austérité. La représentation graphique du solde primaire corrigé du cycle (non illustré ici) révèle une tendance tout aussi abrupte alors que la région pivote vers l'austérité.
Le profil événementiel de la croissance du PIB dans les GIIPS contraste fortement avec le profil de l'Asie de l'Est. Alors que la production chute sous l'impact et que la récession s'aggrave la première année après le déclenchement de la crise, le rythme de la contraction ralentit la deuxième année, la croissance du PIB devenant légèrement moins négative. Mais plutôt que la croissance continue de se redresser comme elle l'a fait en Asie de l'Est, les économies GIIPS connaissent un « double creux », se contractant encore plus fortement au cours de l'année 3 et tombant à environ -2,5 % à l'année 4. La correspondance entre les composantes de ces trois -quart « W » et l'évolution de la politique budgétaire illustrée à la figure 1 fournissent des preuves prima facie solides que le soi-disant double creux a été déclenché par le basculement important et rapide de la relance à l'austérité après la deuxième année.
Bien sûr, il existe de nombreuses raisons pour lesquelles ces observations préliminaires doivent être interprétées avec prudence. Premièrement, contrairement à la crise mondiale de 2008-2009, la crise de l'Asie de l'Est a commencé à la périphérie de l'économie mondiale et n'a jamais complètement pénétré le cœur, de sorte que la poursuite de la croissance dans les économies avancées pourrait servir de tampon pour soutenir une croissance rapide des exportations. reprise orientée vers l'Asie. Deuxièmement, en termes de conditions macroéconomiques initiales, les pays d'Asie de l'Est avaient accumulé des excédents en menant une politique budgétaire anticyclique ; ils avaient des ratios dette/PIB bien inférieurs avant la crise et donc un coussin budgétaire plus important pour absorber l'impact de leur crise que les pays européens au début de la Grande Récession. Troisièmement, en plus de permettre aux stabilisateurs budgétaires automatiques tels que l'expansion des dépenses du filet de sécurité sociale de se déclencher, l'ajustement des prix - en particulier le taux de change - a joué un rôle central dans la reprise rapide de la production en Asie de l'Est.
Malgré ces mises en garde, nos résultats fournissent des preuves substantielles que l'assainissement budgétaire en Europe a exercé un impact négatif puissant sur la croissance. Dans l'ensemble, les tests t des différences de différences confirment l'histoire visuelle simple des figures 1 et 2. Les tests t des différences de différences sur le chômage sont également cohérents avec les résultats de la croissance, et tous nos résultats sont robustes à d'autres délais. pour les fenêtres pré- et post-pivot. Les estimations de régression de panel qui contrôlent les effets fixes par pays, les variations des taux de change et les différences dans les ratios dette/PIB confirment que le changement d'orientation budgétaire de la relance à l'austérité a eu un impact négatif et statistiquement significatif sur la croissance du PIB réel en Europe. En Asie de l'Est, l'impact de la politique budgétaire est évident sur l'impact pendant et après la crise, et a eu un effet statistiquement significatif et positif sur la croissance du PIB réel dans la période post-crise.
Conclusion
La reprise de l'Asie après la crise financière a été plus rapide et plus robuste que celle de l'Europe, et la décision des décideurs politiques des deux régions d'adopter des stratégies budgétaires très différentes fournit une explication majeure de cette situation. Bien que l'impact sur la croissance et l'emploi du basculement de l'Europe vers l'austérité ait pu être exacerbé par l'absence d'autres leviers politiques tels que la flexibilité du taux de change et l'indépendance de la politique monétaire, les données semblent corroborer la sagesse d'une politique budgétaire anticyclique. En dégageant des excédents lorsque les temps sont bons, les gouvernements peuvent accumuler un stock de financement qui leur permet de dépenser, de stimuler la demande globale et d'amortir le coup lorsque l'économie subit un choc négatif. La comparaison des reprises divergentes en Europe et en Asie de l'Est permet également de conclure qu'en réponse à des crises similaires, ce n'est pas seulement l'ampleur de la relance budgétaire qui importe, mais aussi sa variabilité et sa persistance. Alors que la réduction brutale du déficit peut être la stratégie optimale pour équilibrer le budget dans certaines circonstances, à d'autres occasions, une voie graduelle vers la reprise et l'élimination du déficit peut constituer la ligne de conduite la plus prudente et la plus productive.