Lors d'un passage dans l'Orne l'année dernière, j'ai découvert un joli petit château de multiples manières. Depuis les airs d'abord, lors d'un vol en montgolfière que j'effectuais avec des amis ; puis à pied pour en explorer l'intérieur. Si vous passez par ce département un jour, il mérite bien une petite visite. Imaginez le lieu. Majestueux, surplombant de splendides terrasses, le château de Sassy domine fièrement les vallons environnants, dans la campagne d’Argentan. Datant du XVIIIe siècle, il vient de subir une restauration qui met en valeur ses murs de pierre et de brique ainsi que son orangerie. Lorsqu'on pénètre dans le château par la cour d’honneur, on est saisi par l’élégance des bâtiments en U, très bien entretenus. Il en va de même à l’intérieur où l’on peut parcourir des appartements ornés de tapisseries d’Aubusson et des Gobelins. Le mobilier y est superbe, notamment la bibliothèque du chancelier Pasquier qui publia six tomes de ses Mémoires allant de la fin de Louis XVI à la Restauration et la monarchie de Juillet. La famille d’Audiffret-Pasquier est toujours propriétaire depuis 1850 de ce domaine, veillant sur son intégrité. De sublimes jardins à la française s’ouvrent sur la campagne environnante, par trois terrasses somptueuses. Ce jardin a été réalisé en 1925 seulement, par le paysagiste Achille Duchêne à la demande du duc d’Audiffret.
L’ancien potager, situé au pied du château, a été remplacé par trois terrasses plantées de nombreux buis et ifs taillés, mis en valeur par des allées de sable rose. Les murs entourant le potager ont été abaissés pour créer une belle perspective sur la vallée. Sur la dernière terrasse dort un bassin entouré de parterres symétriques majestueux. Quand on en gagne l’extrémité, il suffit de se retourner pour avoir une vue splendide sur le jardin et le château.
Je ne pensais pas retourner là-bas un jour. Et pourtant, j'ai appris aujourd'hui que mon prochain séminaire d'entreprise aurait justement lieu là-bas ! Et, mieux encore, qu'il y avait au programme un vol en montgolfière qui était prévu pour l'occasion ! Je ne suis pas mécontent de réitérer cette expérience (le vol en montgolfière est une expérience étonnante et très dépaysante), mais je suis toujours sidéré de redécouvrir à quel point le monde peut être petit, par moments. Et pour ceux que cela intéresse, je vous laisse le lien vers ce site de vol en montgolfière.
lundi 9 mars 2015
Les riches doivent-ils se révolter ?
L’impôt est un sujet austère que l’actualité met parfois en spectacle. L’épisode brouillon de l’exil fiscal de Gérard Depardieu et la fraude fiscale avouée du ministre du budget Jérôme Cahuzac ont successivement braqué les projecteurs sur l’effort des riches pour échapper à l’impôt. Tandis que le premier épisode attirait l’attention sur d’autres riches contribuables qui eussent aimé plus de discrétion, tel Bernard Arnault, plus grosse fortune de France essayant d’obtenir la nationalité belge, le deuxième donnait plus de saveur encore aux révélations du Offshore Leaks, fuite de documents listant quelques bénéficiaires de comptes bancaires dans les paradis fiscaux.
Exil fiscal, évasion fiscale, ces deux faces de l’effort antifiscal ne sont pas une spécificité française mais caractérisent la vaste communauté cosmopolite des riches à la recherche des territoires fiscaux les mieux disants, les moins gourmands et les plus opaques. Même la Suisse, longtemps modèle des paradis fiscaux, n’est plus épargnée, comme en témoigne le tollé sucité au même moment par le parachute doré du PDG de la multinationale pharmaceutique Novartis (qui a fini par y renoncer, avant d’évoquer son possible exil fiscal au moment où les Suisses adoptaient une proposition référendaire pour limiter les rémunérations).
Entre l’évocation de l’exil fiscal des riches et l’évasion fiscale, il y eut toutefois un grand retournement : autant la première fut accompagnée d’un concert d’approbations des protestations des riches, aidés par des médias s’indignant à l’unisson d’une pression fiscale excessive, autant la fraude fiscale d’un ministre, de surcroît en charge de la lutte contre cette même pression fiscale, fut unanimement condamnée, avant que cette réprobation ne s’étende aux paradis fiscaux. Il s’agit pourtant de deux procédés servant le même but. Sans doute l’exil fiscal est-il légal, s’il n’est pas tout à fait loyal, puisque uniquement valable sur le papier : Gérard Depardieu n’ira pas vivre dans un village belge, bien trop ennuyeux, pas plus que dans une ex-république soviétique « dangereuse » ; sans doute, à l’inverse, l’évasion fiscale est-elle à illégale et, en principe, pourchassée par tous les Etats même les plus cléments.
Serait-on tout à coup si sensibles à la légalité ? On sait évidemment que la fraude fiscale paraît parfaitement légitime aux fraudeurs. Et même à beaucoup de ceux qui ne sont pas assez riches pour en profiter mais qui, par une ruse de la raison, l’approuvent : c’est que, jugent-ils, s’ils étaient riches, il ne manqueraient d’en faire autant. Façon de préserver des rêves de richesse qui ne se réaliseront jamais. Dans ce concert hypocrite, l’exil fiscal et l’évasion fiscale attirent donc l’attention sur un phénomène majeur de notre époque d’enrichissement des riches : leur révolte.
Les élites françaises
Amphi Boutmy, le 16 janvier 2014. L’administration de Sciences Po a bien fait les choses. Il est vrai que l’invitation des anciens élèves n’est pas seulement un rite nostalgique mais qu’il s’agit de lever des fonds. Les anciens — ils ont dépassé la cinquantaine et les têtes sont majoritairement blanches — sont donc accueillis par la directrice de la stratégie et des relations publiques, Brigitte Taittinger-Jouyet. Le directeur Frédéric Mion va exposer ses idées sur Sciences Po, annonce-t-elle. Le nouveau directeur répond aux questions que lui pose la responsable de l’école de journalisme… de Sciences Po. Les questions que le public est censé se poser.
On ne parlera évidemment pas du scandale des rémunérations d’une institution qui, à force de vanter les vertus du secteur privé, a donné à ses dirigeants l’envie d’en bénéficier, et d’abord des salaires et des primes. On évoquera encore moins la mort de l’ancien directeur dans un hôtel de New York. On a d’ailleurs déjà oublié la crise de succession. Et puisque tout allait bien ou presque, Sciences Po poursuit la même politique. Car l’école accumule les succès, bénéficie d’une notoriété internationale croissante, améliore son excellence dans tous les domaines, développe son campus urbain, s’ouvre sur la diversité de la société et renforce ses ressources en compétences intellectuelles. C’est le directeur qui le dit. L’exercice est parfaitement exécuté mais paraîtrait trop préparé si la salle n’était pas invitée à parler. Une douzaine de questions convenues ne risquent pas de perturber la démonstration.
Pourtant, un retraité distingué s’adresse au directeur en reprenant ses propos sur l’excellence de Sciences Po, ses progrès, son ouverture. Une école extraordinaire, mais corrige-t-il, « comment expliquer que depuis 15 ans la France ait connu une des plus fortes hausses du chômage en Europe, une des plus fortes hausses de la dette publique et que les finances publiques soient en aussi mauvais état ? Or Sciences Po forme les élites qui ont abouti à ces résultats », conclut-il. La salle est un peu interloquée devant tant d’audace. Avec son pedigree d’excellence, le directeur ne peut être embarrassé. Posément, il répond que le jugement est un peu excessif, qu’il y a des points positifs dans l’évolution du pays, qu’on peut interpréter différemment les problèmes évoqués. Dans la forme comme dans la substance, une exhibition de rhétorique officielle. Il ne serait pas convenable de répondre aux questions inconvenantes. Le public de l’amphi Boutmy a été convaincu par les explications du directeur. Les anciens sont venus pour entendre célébrer le capital culturel avec lequel ils vivent depuis plusieurs décennies. Ainsi vont les rituels de célébration des groupes élus qui ne viennent pas s’infliger un exercice de doute ou d’autocritique. Nul n’attendait une réponse à la question sinon la réaffirmation de l’excellence de l’école. Le directeur a pourtant implicitement répondu en reconnaissant, par le silence, son statut dans la formation des élites françaises. Imagine-t-on ailleurs un directeur défendre son établissement en défendant son pays ? On ne peut mieux avouer qu’on se prend pour le pays. Et le directeur ne manque pas de bonnes raisons de le penser.
lundi 26 janvier 2015
La libération Macron
Aujourd’hui, les conditions d’ouverture
du capital des professions réglementées
du droit sont très contraintes :
–– Il est impossible, pour les professionnels
d’un même secteur, de s’associer
sans exercer leurs fonctions au sein de
la même structure ;
–– Il est impossible d’organiser des regroupements
entre professions réglementées
d’une même « famille d’activité
».
Ce système nuit à l’interprofessionnalité.
Il restreint les moyens des professionnels,
en particulier des jeunes souhaitant
démarrer leur activité. Il freine
leur capacité à investir, à innover et à
se développer. Ouverture du capital entre professionnels
du droit et pour une part aux experts
comptables (1/3 des droits de vote
au plus).
Concrètement, un avocat et un notaire
pourront s’associer librement au sein
d’une même structure : ils pourront
ainsi proposer une offre globale à leurs
clients. Pour les professionnels, ces
nouvelles structures auront beaucoup
de sens dans des villes moyennes : elles
faciliteront les premières installations
entre jeunes professionnels, ainsi que les
transmissions d’entreprise. Elles permettront
d’atteindre plus rapidement une
taille critique et de la conserver ensuite.
Pour les entreprises et les particuliers,
cette mesure sera synonyme de services
plus complets, en conformité avec leurs
besoins.
Ouverture du capital des sociétés
d’exercice libéral (SEL) aux personnes
exerçant la même profession, mais
n’exerçant pas leurs fonctions au sein
de la structure.
Concrètement, un jeune notaire souhaitant
s’installer pourra, par exemple, faire
entrer au capital un notaire qui ne travaillera
pas au sein de la structure.
Ouverture du capital des sociétés de
participations financières de profession
libérale (SPFPL) – c’est-à-dire les holdings
– aux professionnels européens
qui exercent la même profession et
dont la qualité est reconnue. Favoriser le développement des structures
en facilitant le recours à de nouvelles
sources de financement.
L’ouverture du capital offrira des possibilités
de ressources supplémentaires,
afin de réaliser des investissements,
d’embaucher, d’acquérir de nouveaux
locaux…
Faciliter l’installation et renforcer encore
le maillage territorial.
L’ouverture du capital entre professionnels
du droit permettra une meilleure
mutualisation des charges et une installation
plus facile et plus pérenne dans les
zones les moins peuplées.
Élargir l’offre de service des particuliers
et des entreprises en créant des synergies
entre professionnels au sein de
même structure.
Permettre l’investissement, en particulier
dans les plates-formes internet.
L’ouverture du capital offrira aux professionnels
les moyens et les ressources
nécessaires à la création de plateformes
internet, afin de leur permettre de se
positionner sur ce nouveau segment porteur.
Accroître l’influence des entreprises
françaises sur la scène européenne.
Grâce aux nouveaux moyens financiers
et juridiques, les professionnels du droit
français pourront disposer des ressources
nécessaires pour se développer en Europe
avec leurs homologues. Les structures
à fondation nationale pourront
alors concurrencer les actuels groupes
européens par une croissance externe et
augmenter ainsi leur volume d’activité. Source: Agence Incentive.
Quelle unité politique ?
L’émotion suscitée par les attentas contre Charlie Hebdo fut importante mais le poids des faits et des réalités est de retour. La pression des intérêts partisans est telle que la belle unité nationale va voler en éclat, et d’abord à gauche.
Le président de la République a, certes, regrimpé dans les sondages avec le Premier ministre, il a su parfaitement gérer cette crise épouvantable. L’ensemble de l’exécutif a fait, jusqu’à la semaine dernière, un parcours sans faute, notamment le discours de Manuel Valls ovationné par l’ensemble de la représentation nationale.
Dès la semaine prochaine, cette belle unité va voler en éclat. Tous les dossiers qui sont dans l’actualité vont donner matière à débat entre la gauche et la droite.
Plus grave, certains de ces dossiers vont à nouveau souligner les fractures au sein même de la majorité.
1e série de dossiers : les questions de politique étrangère. L’engagement de la France dans la lutte contre Daesh en Syrie ou au Yémen va mettre en lumière des désaccords profonds. Il y a, en France, une partie de la classe politique qui est très réservée sur l’engagement militaire. La droite n’est pas unanime. A gauche, on sent bien que les thèses défendus par Manuel Valls, le Drian ou Fabius ne sont pas partagées par le reste du gouvernement.
2e série de dossiers : les mesures de sécurité intérieure vont entrainer une vraie fracture. La semaine dernière, tout le monde était d’accord. Ceux qui ne l’étaient pas se taisaient emportés par l’émotion générale. Mais globalement, la droite va proposer des mesures de renforcement qui correspondent à celles que prépare Manuel Valls.
Pourtant, il existe des membres du gouvernement, des députes et des militants qui ne sont pas d’accord sur le diagnostic et sur les moyens.
Le discours de Najat Vallaud-Belkacem est complètement à côté de la plaque. Elle n’a pas compris que l’Éducation Nationale était un système pédagogique complètement ruiné et dépassé. Tout comme la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui n’a absolument rien compris à l’ampleur du problème qui a gangrené les prisons françaises.
3e série de dossiers : la politique économique et particulièrement la loi Macron. Cette dernière va faire ressurgir un clivage entre ‘la gauche de la gauche » et « la droite de la gauche ». Emmanuel Macron, qui a commencé à défendre sa loi en commission, a déjà reçu les tirs de barrage des écologistes et du Front de gauche. En ce début de semaine, il n’y a pas de majorité pour faire voter cette loi. Il manquera une trentaine de voix. Manuel Valls ne les trouvera pas à droite ou au centre.
Or, cette loi aussi minimal soit-elle est très attendue par les européens et par les milieux d’affaires.
Le gros souci pour les milieux d’affaire va être de savoir quelle sera la position du président de la République. Restera-t-il sur une ligne rigoureuse afin de préserver l’unité nationale qui l’a porté pendant les évènements ou va-t-il mollir, refaire de la politique pour ménager les uns et les autres. Va-t-il marier Manuel Valls, qui sait précisément où il va (ce que tout le monde apprécie), avec Cécile Duflot qui enchaine des postures purement politiciennes pour essayer de conserver son fonds de commerce.
Difficile d’être Charlie très longtemps face aux positions des uns et aux convictions des autres. Et surtout face aux intérêts corporatistes. François Hollande a été Président pendant deux semaines. Il risque de retomber dans son travers de chef de parti à la recherche de ses troupes égarées. Quel temps perdu ! Les chiffres et la réalité économique vont reprendre le dessus et la politique politicienne reprendre ses droits. Bien naïfs ceux qui ont pu penser que Charlie pouvait changer la classe politique.
Grève et inransigeance
Près de 200 grévistes CGT battaient encore le pavé hier matin dans la cour de Ratier-Figeac. Une deuxième semaine de grève débute à laquelle ne participaient pas leurs collègues de la CFDT. Ils étaient appuyés par des représentants de toute la Mécanic Vallée, venus de Corrèze ou d’Aveyron, ainsi que des entreprises du Grand Figeac.
Intransigeant sur la revendication d’une augmentation de 70 € bruts mensuels pour tous les salariés, Jérôme Delmas rappelait que vendredi 16 janvier, les grévistes avaient refusé, à plus de 66 %, la dernière proposition patronale de 50 €. «70 € de plus pour tous, c’est possible, poursuivait-il. Cela représente seulement une augmentation de 2,2 %, de la masse salariale.» «C’est une revendication légitime et juste, insistait Alain Hébert, CGT Mécanic Vallée. Cette grève, il en va de la responsabilité de la direction, mais pas seulement. Nous avons demandé qu’un médiateur soit nommé, mais nous n’avons pas de réponse des pouvoirs publics.»
«Nous avons rencontré le directeur des ressources humaines de Ratier, explique Laurent Alexandre de la CGT, mais il est resté fermé à la discussion.»
La direction a décidé vendredi de ne pas rouvrir les négociations et de maintenir une proposition qu’elle estime «tout à fait raisonnable». «Que chacun prenne ses responsabilités et la mesure de cet outil de travail qu’il y a sur le Figeacois. Il est temps de reprendre l’activité pour servir le client et les intérêts de l’entreprise, dans une conscience collective, pour que demain notre capacité soit toujours aussi belle», nous précisait Philippe Atrous, DRH.
Hier matin, la direction dénombrait une centaine de grévistes et annonçait la reprise de la production.
lundi 24 novembre 2014
Ressentir les G
Lors d'un meeting aérien il y a quelques mois, j'ai eu une surprise de taille. Alors que j'étais dans la foule, attendant que les Alpha Jet entrent en scène, je me suis mis à discuter aviation avec un autre spectateur. Comme chaque personne qui était présente, je rêvais de monter un jour à bord d'un de ces appareils. Mais l'homme avec qui je discutais m'a non seulement appris que c'était en réalité possible, mais qu'il avait lui-même effectué un vol à bord d'un avion de chasse !
De retour chez moi, je suis directement allé sur le site web dont il m'avait donné l'adresse. Et oui, il n'avait pas menti : les civils pouvaient effectuer un vol à bord d'un Fouga Magister (l'avion de chasse de la Patrouille de France, avant qu'il ne soit remplacé par l'Alpha Jet). Et ce n'était pas même lointain : ça se passait sur Paris !
Le prix n'étant, comme vous pouvez l'imaginer, pas donné, j'ai hésité pendant plusieurs semaines, mais me suis finalement lancé. D'une part, j'avais déjà économisé la somme pour passer le brevet de pilote un jour. D'autre part, un vol tranquille était loin de m'intéresser autant qu'un vol en avion de chasse, où je pourrais ressentir les G et la haute voltige !
Alors, comment raconter cette expérience ? Comment décrire la peur et l'excitation qui montent tandis que vous enfilez votre combinaison, prenez en main le casque qui va vous accompagner en vol ? Comment expliquer à quel point cette excitation monte encore lors du briefing ? Et ce qu'on ressent lorsqu'on se retrouve enfin de l'autre côté de la barrière, à faire le tour de l'appareil avec le pilote ? Comment décrire à quel point votre ventre est noué ?
Vous avez demandé au pilote à ce qu'il ne vous ménage pas, et qu'il peut vous faire la totale. Mais lorsque vous vous retrouvez dans le cockpit, face à la piste, vous vous demandez si vous avez eu raison...
Un vol de ce type nécessite un certificat médical. Et on comprend pourquoi dès le décollage. Si vous avez déjà pris un avion de ligne, oubliez toute comparaison : autant comparer une voiture Majorette à une Ferrari en pleine course. Si les avions de ligne vous font ressentir une curieuse impression lorsqu'ils quittent la piste, on est ici plaqué à son fauteuil par la vitesse.
Quant aux acrobaties aériennes qui viennent ensuite, je préfère ne pas en parler. C'était magique, magnifique, improbable. Je ne dirai pas que j'ai failli tourner de l'oeil... et je répondais vaillamment au pilote, qui s'assurait après chaque figure que j'étais encore là... mais il a bien dû sentir, au son de ma voix, que je n'étais plus aussi fringant qu'au départ. Je crois même qu'il a adouci sa conduite pour me laisser reprendre ma respiration...
J'ai sans doute eu les yeux plus gros que le ventre en demandant le maximum. Mais, même si j'étais légèrement pâle à la sortie de l'appareil, je ne regretterai jamais une telle expérience. Ce n'est pas quelque chose qu'on vit tous les jours ! Voilà une expérience à découvrir, suivez le lien vers le site spécialisé sur le vol en avion de chasse, vous en trouverez de Moscou à Paris!
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